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samedi 22 juin 2013

La grand-mère de Jade

Livre que j’ai adoré même si la fin est surprenante, voir décevante. Il faut donc très vite oublier l’épilogue pour laisser place à tous ces mots, toutes ces phrases qui ont câliné mon cœur tout au long de cette lecture. De mon crayon malhabile, j’ai rapidement recopié quelques lignes sur mon cahier dans l’idée de ne pas oublier ces petites phrases qui me parlaient si fort, mais lorsque je me suis vue entrain de recopier le livre presque entier, j’ai préféré me dire qu’il faudra que je relise ce livre plus tard, lorsque ses messages ne résonneront plus dans mon esprit.
Moment de choix quand l’auteur aborde la relation intergénérationnelle entre la grand-mère et sa petite fille. Ce temps qui passe à deux vitesses différentes et qui les font se rejoindre par la rencontre de l’autre, la découverte du secret de la mamie, ce temps qui coule dans les veines de chacune et leur permet de se connaitre autrement…
Moment savoureux sur le désir d’écrire un manuscrit, le plaisir et l’envie d’être lue, reconnue, éditée, devenir un écrivain à la hauteur du lecteur et le faire de façon lucide avec un regard bienveillant sur certaines de ses propres défaillances.
Moment d’extase lorsque l’amour arrive à ces deux êtres au même moment avec leurs décennies d’écart… l’amour n’a vraiment pas d’âge et se vit de tant de façons différentes !

Physiquement, passionnément, amoureusement pour cette jeune femme de 30 ans amoureux de cet indien rencontré dans le métro… Cérébralement,  modérément, pour cette mamie de 80 ans qui se prend d’amitié pour un vieil éditeur ! Mais pour toutes les deux un amour surprenant de force et d’émotions.  Ces Amours qui peuvent naître dans deux cœurs qui ne battent pas au même rythme et qui redonnent à chacune le gout de vivre, de légèreté et permettent de croire qu’en amour, tout est possible !

jeudi 21 février 2013

Petit traité de l'abandon


Ma dernière lecture « petit traité de l’abandon »… de Alexandre Jollien
Pensées pour accueillir la vie telle qu’elle se propose : c’est tout à fait comme ça que j’aime entrevoir la vie, avec toutes ces pensées qui aident à prendre du recul et nous amènent à réfléchir sur ce qui nous fait buter, ou nous fait avancer. Alexandre nous propose dans ce livre d’appliquer la formule du « soûtra du diamant » qui dit qu’une chose n’est pas une chose mais qu’on l’appelle une chose… cela peut s’appliquer à toutes les situations, mais avant il m’a fallu trouver une explication plausible à cette formule… voici la mienne, il y en a sans doute d’autres. Moi, j’ai compris que rien n’était vraiment acquis, que tout évoluait constamment et que du coup ce qu’on croit être comme on le pense, n’est jamais figé et avance tout le temps dans un sens ou dans l’autre. Donc quand A Jollien dit : ma femme n’est pas ma femme mais je l’appelle ma femme, il nous fait passer le message que cette femme qu’il croit connaitre par cœur parce qu’il vit avec elle, n’est pas tout ce qu’il croit qu’elle est… et cela sous entend qu’un être, une émotion, ou n’importe quelle chose à sa part de mystère qu’il nous faut respecter… et sa part d’évolution qu’il nous faut accepter. Pour ma part, mon mari n’est pas mon mari, mais je l’appelle mon mari…. Je suis bien placée pour savoir comme cet être qui vit depuis 30 ans avec moi a évolué, a changé et cet homme que j’appelle mon mari depuis tant d’années, n’a pas été le même au fil des ans… j’ai la chance qu’il ait évolué dans le sens qui me convient et que notre voyage s’est fait ensemble… ouf, du coup je le garde ! Tout ça pour essayer de comprendre combien il est important de lâcher prise pour faire que tout ce qui évolue ait sa place dans notre vie et ne reflète pas que ce que nos esprits croient y voir. Ce petit traité de l’abandon mérite une place à part dans nos lectures, avec le besoin, l’envie de rouvrir ses pages et d’y puiser une source de vie qui  illuminera nos journées.