Zénitude du moment, le calme après la tempête, juste un
instant présent mis entre parenthèse. Une pause, le doigt sur le bouton off, je
profite de cette calme providence que m’offre cet instant présent. Dorlotée
dans cette parenthèse, je me recentre surmoi même juste le temps d’un moment
pour savourer cette sérénité dans lequel je me plonge avec délice. Un cadeau de
la vie qui me permet d’être ici et maintenant dans cette vivance présente. Un
présent de la journée sur lequel je pose un regard bienveillant. Juste envie de
passer ce moment sereinement dans la douceur de l’instant.
Libellés
365 petites nouvelles du jour
(9)
366 réels à prise rapide
(297)
Ecriture
(18)
Le défi du samedi
(30)
les plumes
(1)
Mes lectures
(2)
Petits délires du jour
(14)
Poèmes au grès du vent qui les sème
(6)
Affichage des articles dont le libellé est Petits délires du jour. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Petits délires du jour. Afficher tous les articles
lundi 18 avril 2016
dimanche 3 avril 2016
La fontaine de jouvence
La fontaine de jouvence est remplie d’amour et déverse sur
nos vies des pluies de petits bonheurs qui nous gardent jeune dans nos cœurs.
La fontaine de jouvence est remplie de petits mots tendres,
nous étonne et nous réinvente chaque jour qui se lève.
La fontaine de jouvence est remplie de petites folies qui nous surprennent constamment et nous
permet de rire de tout et de rien chaque matin.
La fontaine de jouvence est remplie de souvenirs qui s’étirent, se délient, se méfient des trous de mémoire en sautant sur les appareils photo prêts à dégainer au moindre mouvement de scène. Un flash par ici, un regard par là, et c’est dans la boite pour remplir un peu plus la fontaine.
La fontaine de jouvence est remplie de souvenirs qui s’étirent, se délient, se méfient des trous de mémoire en sautant sur les appareils photo prêts à dégainer au moindre mouvement de scène. Un flash par ici, un regard par là, et c’est dans la boite pour remplir un peu plus la fontaine.
La fontaine de jouvence n’a pas de bouchon, elle dégouline
de sourire et nous remplit d’audaces, la fontaine de jouvence s’ouvre tous les
jours et nous envoie des signes par delà les montagnes. Et c’est le temps du
froid qui cache notre nez, et c’est le
temps du soleil qui nous lance des cerises, la fontaine de jouvence donne en
abondance et nous rapporte bien plus qu’un portefeuille joufflu.
Et tous les soirs, après avoir emmagasiné ces bonheurs en
file indienne, la fontaine de jouvence nous les distille dans le noir, alors
que nos yeux se ferment en nous acheminant vers nos rêves.
Fontaine : une chose est certaine, je boirais bien de
ton eau tous les jours !
mercredi 30 mars 2016
Envol
Un rêve que je fais souvent et depuis que je suis enfant,
c’est le rêve de voler dans les airs. Le décollage est toujours le même, j’ai
devant moi un grand espace, un champs ou une route très large, je commence par
écarter les bras, puis je me mets à courir de plus en plus vite, jusqu’à ce que
je ne sente plus le sol sous mes pieds et que les bras toujours en croix je
m’élève dans le ciel. J’ai la sensation de voler haut, de voir le monde en bas,
tout petit, je ressens une vraie griserie, je m’approche de la vraie liberté,
comme un oiseau, j’ai l’impression de pouvoir aller où je veux. Le vent me caresse
le visage, mes vêtements flottent comme des drapeaux, je monte toujours plus
haut jusqu’à ce que le rêve s’éternise, jusqu’à ce que le rêve se finisse. D'autres fois, je m’envole pour échapper à un danger, pour semer mon adversaire, le
voir se dépatouiller en bas alors que je souris d’être déjà si loin de lui. Mes
bras écartés, je coure de toutes mes forces, quel bonheur ce décollage
sensationnel qui me surprend à chaque fois ! Petite, il m’arrivait de ne
plus savoir si c’était un rêve ou la réalité et de me persuader que je savais
voler. Depuis, je vous rassure, je fais bien la part des choses, mais n’empêche
que le plaisir est toujours le même et que l’envol est un bonheur suprême…
dimanche 12 avril 2015
Dialogue de sourds à la SNCF, histoire vécue le mois dernier !
Dialogue de sourds
Je dois prendre un train de
bien bonne heure ce matin là, et arrivée toute endormie vers 5 h 30 pour partir
sur Paris, j’ai la désagréable surprise de me retrouver avec un train annulé
pour suicide sur la voie. Quelle idée de se suicider juste ce jour là ! Du
coup, mon cher et tendre mari, bien que pressé de rentrer au chaud chez nous, me
propose de m’emmener sur Valence TGV où je dois retrouver mon amie AL avec qui
je pars dans la capitale. Le deal était qu’on se retrouve à la gare de Valence
ville d’où le fait que j’avais le billet pour cette gare et qu’elle avait pris
les billets pour la suite du trajet. Mais par peur de rater le train de valence
ville, nous voilà parti en trombe à Valence TGV. Arrivée sur place, il ne me
reste plus qu’à attendre quelques quarts d’heures que mon amie arrive. Ayant le
temps devant moi, je me dirige vers le guichet, où un agent de la SNCF commence
tout juste sa journée après nous avoir régalés d’un petit concert sur le piano
de la gare. Le voyant ouvrir le bureau je m’y engouffre et lui tends mon billet
non utilisé et pour cause !
- Bonjour, je viens voir si vous pourriez me rembourser ce
billet que je n’ai pu utiliser ce matin ?
- Oui, c'est-à-dire, vous allez où ?
- Non mais ce n’est
pas le problème de mon départ, c’est plutôt que je n’ai pu prendre le train
pour aller de Montélimar à Valence ville parce que le train a été annulé
- Vous avez 24 heures pour vous le
faire rembourser
- Oui, c’est bien pourquoi je suis devant vous… là maintenant
- Ah mais vous êtes à Valence TGV là
- Oui, je sais c’est mon mari qui vient
de m’y déposer
- Vous auriez du vous le faire
rembourser à Valence ville
- Mais c’est bien une gare ici, et on peut bien se faire
rembourser son billet dans n’importe quelle gare non ?
- Oui, mais vous allez où ?
- Je pars sur Paris, mais là, je vous
parle du billet de Montélimar Valence Ville
Il plonge alors sur son ordinateur en me lançant :
- C’est un billet physique ou
générique ? Vous avez le numéro de réservation ?
- Heu pour Valence ville ?
- Non pour Paris
- Mais celui de Paris je le garde
- Oui, j’ai compris mais j’ai besoin de ce renseignement pour
vous retrouver dans le fichier, montrez moi votre billet pour Paris
- C’est que ce n’est pas moi qui ai pris ce billet, moi j’ai juste pris celui pour Valence Ville…
- Et vous ne savez pas comment il a été pris ? Donnez-moi
votre nom et prénom
Je ne pose pas plus
de question et lui donne mon nom et mon
prénom.
- Je vais voir si je
vous retrouve dans l’ordinateur et d’ajouter
sans lever la tête : je ne vous retrouve pas
- Ah, alors c’est peut-être un billet
physique,
- Mais ça change tout ça, dans ce cas, il faut voir à votre
arrivée à Paris
- A Paris ? Mais c’est celui de Montélimar valence ville
que je veux que vous me remboursiez…celui que vous avez là, billet du train que
je n’ai pas pu prendre ce matin…
Exaspéré, il
reprend,
- Oui, mais vous êtes à Valence TGV
ici, et vous partez sur Paris
- Mais enfin, j’aurai bien pu prendre un billet pour Valence
ville pour y passer deux heures sans
forcément partir sur Paris et venir ici vous demander de le rembourser puisque
je n’ai pas pu le prendre à cause de la SNCF Non ?
- Oui, mais comme vous allez à Paris, c’est mieux de le
faire rembourser là bas, moi je ne peux rien faire ici
- Mais c’est fou ça…je suis bien dans
une gare non ?
- C’est le règlement
- Bon rendez-moi ce billet, je vais me
le faire rembourser ailleurs,
- Vous avez 24 heures pour ça !
- Et bien ça va être difficile car à Paris je n’aurai pas le
temps de m’arrêter au guichet et c’est bien pour ça que je voulais faire la
manip ici…
- Mieux vaut faire ça à Paris, s’entête
l’agent
- Oui, j’ai compris, et c’est le règlement, mais autre chose,
c’est bien un billet de RER, pas de TGV non ?
- Oui
- Et je peux donc l’utiliser encore
non ?
- Oui, vous avez un mois pour ça mais pour vous le faire
rembourser vous perdrez alors 10 %
- Bon, là je perds surtout mon temps et je vais finir par
rater mon train pour Paris. Et bien je n’ai pas tout compris et tout ça à cause
d’un suicide…
- Ah, si la cause de l’annulation d’un train est un suicide,
vous ne pouvez pas vous le faire rembourser…
- Ah bon, mais je n’y suis pour rien moi
- Oui, mais la SNCF non plus, ce n’est pas de notre faute si
les gens se jettent sous les trains
- Allez rendez moi mon billet et on en parle plus d’accord,
je verrai bien ce que j’en fais.
Il me tend mon billet et
m’en allant, je me retourne et lui demande :
- Juste pour une info, est-ce que je peux aller sur le quai
sans faire oblitérer mon billet pour Paris ?
- Ah, non, l’oblitération est une
obligation
- Oui, mais c’est mon amie qui a mon
billet pour Paris,
- Alors vous ne pouvez pas monter dans
le train sans billet…
- Mais je vous dis qu’elle est dans le train, bon laissez
tomber, je vais me débrouiller sans vous
- Bon voyage Madame, me répond-il
- C’est ça, Merci
Et je m’en vais
sans un regard, énervée et en même temps amusée d’avoir participé à un sketch de Raymond Devos
Je retrouve alors
mon amie sur le quai qui me tend mon billet et je lui raconte que j’ai beau
être blonde, y’avait plus fou que moi, en face à ce guichet…
samedi 27 septembre 2014
Porte qui vole amasse des bosses...
Être handicapée a au moins un avantage, particulièrement
quand il fait beau, que le soleil brille au bord d'une piscine chaude et que la musique est
douce à côté de moi : repos obligé et du coup apprécié…
N'empêche que pour le coup la fontaine de jouvence m’aurait
bien rendu service. J’aurai bien besoin de son pouvoir, pas beaucoup, pas de quoi redevenir jeune et belle, ça,
ce sera pour plus tard… Non juste
quelques gouttes afin de perdre, non pas quelques kilos mais quelques jours et
revenir en arrière de deux ou trois pour éviter ce moment où je suis allée
chercher ces foutues chaises au garage.
Des chaises qui n'ont même pas servi en plus, ou du moins
juste à me faire tomber une porte sur la tête. Et oui, parfois les éléments
sont contre vous et même les portes s'en mêlent. Ce n'est pourtant pas courant
de recevoir un chambranle derrière la tête quand on vient innocemment chercher
quelques fauteuils de jardin.
Cette porte ? cela doit bien faire plusieurs années
qu'elle repose là contre l'encadrement sans n'avoir jamais menacé personne et j’arrive pleine d'entrain, voulant aider à l'installation de la fête de ce soir et la
voilà qui se rebiffe de ne pas avoir été posée comme ses consœurs avec tout l’art
du meilleur bricoleur.
Alors, lorsque je la pousse un peu de l'intérieur parce
qu'il m'est impossible de passer avec mes trois chaises dans les bras, la voilà
qui sort de ses gonds et profite de mon dos tourné pour me tomber dessus ! Je
ne l'ai même pas entendu ricaner derrière dans mon dos avant de s’abattre sur le
bas de mon crâne de toute sa hauteur.
C'est à genoux pourtant que je me retrouve, un gros bleu le
prouve encore sur mon ménisque droit.
Mais que dire de la bosse qui pointe depuis au dessus de ma nuque ? Un peu sonnée mais pas assez pour m'achever, je me relève, je vais tout de suite plaisanter de ma déconvenue :
dis donc j'ai bien failli mourir !
Une radio et un scanner plus tard, je me retrouve coincée
dans ce carcan de minerve qui fait rien qu’à m’énerver… vivement que le temps
fasse son travail, parce que moi, du coup, je ne peux plus faire le mien pour
quelques semaines…
Alors ces quelques gouttes de l’abbé soury, m’aurait
peut-être permis de trouver une autre occupation que d'aller chercher des
chaises dans ce foutu garage !
Et je serais de nouveau la B qui sourit… pour vous.
jeudi 20 mars 2014
un, deux, trois et hop...
Quelques phrases posées là et me voilà rêvant d’un ailleurs,
d’un extérieur surtout où je pourrais courir dans la lande et souffler sur les
anges qui voleraient autour de moi. Quelques phrases lues et relues et l’envie
de rire me prend fougueusement, comme une vague qui monte et m’accompagne dans
ma joie. Sérénité et harmonie sont les mots qui me prennent d’assaut depuis ce
mardi soir où j’ai décidé de les apprivoiser pour de bon. Envie d’être bien,
d’être celle qui positive, fidèle à ma réputation. Quelques fleurs posées là et
je me vois déjà les peindre et les détailler de pastel, les emmener dans mes
créations pour les rendre éternelles…quelques fleurs posées là qui ne
termineront pas au terreau, qui resteront sur le tableau comme un moment figé
du regard qui s’est posé. Quelques lignes versées là et je sens le regard
par-dessus mon épaule, qui découvre étonné ces quelques vers liés. Un regard
bienveillant qui n’arrêtera pas l’encre de couler, les mots de se rassembler,
les phrases de se poser et les mains de taper sur le clavier. L’inconnu
m’emporte jusqu’au rivage du temps et si je découvre enfin l’horizon c’est pour
sauter dans le pré de la déraison.
Un, deux, trois, surtout ne pas marcher sur les traits du
trottoir qui pourraient me faire broyer du noir… un , deux, trois, surtout ne
pas sauter trop haut pour ne pas redescendre trop bas… je cours plutôt d’un
point rose à un point blanc, d’un regard à un sourire, d’un amour à une amie…
je cours plutôt d’un pas léger, sautillant de rosée, se posant doucement sur la
pointe des pieds, envie tout de même de faire des pieds de nez… je cours après
la vie pour ne pas qu’elle m’oublie, je cours après la source même de tous les
fou-rires. Je nage dans l’eau vive des rayons de soleil qui ne vont pas manquer
de me frôler bientôt comme un printemps nouveau. Je marche en zigzag entre les
cailloux encombrants d’un chemin cahotant… je passe par-dessus l’un d’eux, je
contourne le deuxième, j’envoie valser le troisième, je regarde de loin le
quatrième et reste indifférente au cinquième… tous ces cailloux qui traversent
ma vie, je les regarde, je leur souris… c’est ainsi que je grandis
encore. Encore un petit effort pour souffler mes bougies d’ici quelques
semaines. Un, deux, trois et hop, je suis avec toi.
lundi 24 février 2014
Les bouquets de fleurs sont gratuits...
Ah mais pourquoi serait-ce à
moi de payer ? Les bouquets de fleurs sont gratuits d’habitude…
Pourquoi devrais-je donner le
peu de monnaie qui me reste pour quelques fleurs fanées qui ne sentent même
plus rien et ne feraient que salir un peu plus mon entrée…. Mon entrée dans ce
monde moi qui ne fait que passer… Mon entrée par cette porte que j’ai trouvé
fermée et qui d’un coup de coude a finie par céder… Mon entrée de côté où les
forts vont gagner et où tous les petits
ne feront que pleurer… Mon entrée sur la terre pour qu’elle continue de tourner
avec un être en plus pour bien la relancer dans le sens opposé des aiguilles de
la montre afin de faire aussi quelques pas de côté et reculer un peu pour voir
ce que ça peut donner… Pourquoi devrais-je payer aussi pour cette entrée et
n’être pas certaine de sortir la tête haute et les deux pieds bien posés sur le
sol de cette note de musique qui m’entraîne jusqu'au « do » de la fin
de la gamme, à moins que ce ne soit le « dos » qui la commence et pas
qui la condamne à se terminer en queue de poisson sans même chercher à en voir
la raison… Raison de cette entrée dans le beau monde un jour, alors que mes
amis n’y sont pas invités… alors que mes amours eux-mêmes ont renoncé à entrer
dans ce bal de la renommée… sans même m’en informer…
Mais pourquoi serait-ce à moi
de payer leur entrée pour ne voir que le mauvais côté de la vie d’à côté… Les
bouquets de fleurs sont gratuits quand le fleuriste est celui qui m’a pris la
main et m’entraîne sans fin sur son chemin…. Alors je veux des roses et des
capucines pour faire danser les vases dans ma cuisine et faire chanter les murs
de ma vitrine… donnez m’en plein les mains, plein les yeux, plein le cœur et
aimez moi aussi comme on aime une fleur…. Sans raison, sans façon mais tendrement
avec passion….vendredi 20 décembre 2013
Un peu de légèreté...
Un peu de légèreté,
comme cette feuille qui balance au gré du vent sur ce majestueux planté là…
Un peu de légèreté,
comme cette feuille qui se détache de l’emprise de ce mastodonte et s’envole
dans les airs délicatement prisonnière du mouvement.
Un peu de légèreté,
comme ce petit parchemin de couleur qui se dirige tranquillement vers son
destin…
Un peu de légèreté,
comme cette charmille qui virevolte dans l’insouciance d’un avenir trop
proche.
Un peu de légèreté,
comme cette petite pousse abîmée par le temps qui se pose enfin nonchalamment
sur un sol humide où plus rien ne l’attend.
Un peu de légèreté, comme cette feuille étalée qu’une botte vient écraser d’un simple coup de talon.
Un peu de légèreté, comme cette pauvre déchiqueté qui dans la terre enfonce son nez pour se retenir de pleurer…
Un peu de légèreté, comme cette feuille étalée qu’une botte vient écraser d’un simple coup de talon.
Un peu de légèreté, comme cette pauvre déchiqueté qui dans la terre enfonce son nez pour se retenir de pleurer…
Un peu de légèreté,
comme cette feuille morte à peine embarquée par la vieille pelle de ce vieux
jardinier…
Un peu de légèreté,
comme cette jolie feuille recomposée par les couleurs du passé, qu’une petite
main menue est venu sauver du compost pour en faire le bouquet de la saison
d’automne, celui que l’on offre comme un léger cadeau, avant le grand froid,
contre le sourire tout doux de la plus belle des mamans.
Un peu de légèreté
dans mon cœur jusqu’à l’été…
vendredi 29 novembre 2013
Et si...
Et si on faisait comme si c’était avant, si on
disait que le temps n’a pas d’emprise sur les gens, si on inventait les
histoires avant de les vivre, pour être certain de ne pas se tromper de livre… ?
Et si tout était faux, le vrai, le beau, le
vilain, le chaud… si tout était juste pour nous faire croire aux rêves et aux
idéaux ? Et si on faisait comme c’était avant, comme on voulait que ce
soit encore, si on disait que le temps s’arrête juste avant la seconde où l’histoire
s’est arrêtée, juste avant l’instant T, celui qu’on voudrait tant oublier… si
on disais que tout cela n’a pas exister, qu’on rembobinait le film pour continuer
la vie autrement, On coupe, on retourne la scène mais différemment, une scène
où il n’y a plus de méchant, plus de vilain, une scène où tout revient comme
avant le cauchemar, comme avant que ça foire… Si c’était ça la vraie vie, la possibilité
de tout recommencer jusqu’à ce que la prise soit bonne et qu’on puisse
continuer dans les conditions souhaitées… allez disons que c’est ce qui va se
passer, et reprend ton sourire, on va tout recommencer à zéro et ne plus jamais
aller jusqu’au pire…
Et oui, je délire évidemment, mais l’utopie permet
l’espoir que les choses changent quand on les pense immuables… j’en ai fait le
rêve, il devrait bien s’y coller une réalité qui lui ressemble. … non ?
mercredi 23 octobre 2013
Heures de Pointe !
Une grande brune habillée toute en noir n’arrête pas de
parler au téléphone et sa voix m’agresse, j’avais tant envie de calme ! Dans
ce train bondé, impossible de changer de place. J’en suis à souhaiter que le
réseau se coupe, que le train ne prenne plus que des tunnels infinis et que la
lumière ne revienne qu’à destination du voyage. Ouf, le ciel m’a écouté, elle
est tout hagard devant son portable arrêté, essaie en vain de le remettre en
marche, se plaint que ça ne capte pas… son petit malheur fait mon grand bonheur
d’un silence bien mérité… mais pas de chance, un reliquat de réseau est revenu
m’empoisonné et la voilà qui reprend sa conversation, là où elle l’avait
laissé, criant un peu plus pour se faire entendre et mélangeant dans son
français quelques brides de sa langue maternelle. Mais facile de comprendre
qu’elle parle de ses enfants, de la façon dont elle les habille, des caprices
qu’ils font tout le temps… le contenu d’une conversation sans aucun intérêt,
sans doute pour éviter de se retrouver seule avec elle-même…
De grands cheveux ébène encadrent son visage, je me
surprends à la détailler n’écoutant plus son babillage. Elle téléphone comme si
elle jouait un rôle, se doigts passent sans cesse sur sa frange, ses yeux noirs
roulent autour d’elle à la recherche d’un détail qui les accrochent, sa bouche
pulpeuse, dessinée au crayon rose, s’ouvre et se referme à une vitesse impressionnante,
vertigineuse dont les sons sortent sans cesse… des mots de toutes sortent
s’additionnent les uns aux autres, elle parle d’arrêt maladie, de ramadan, de crèche
pour les enfants… elle doit saouler autant son interlocutrice que moi, victime
de son bavardage. Elle ne raconte vraiment que des banalités et je retiens très
fort mon envie de lui arracher ce boitier maléfique pour qu’elle se taise
enfin ! Vive les voyages en train aux heures de pointe!
vendredi 18 octobre 2013
Drôle de Mariage
Alors on se demande ce qu’il fait là, on n’ose pas se dire
que c’est pour un mariage qu’il installe une table avec le joli buste de notre
Marianne nationale. Et puis, on est là pour un anniversaire, les trente ans de
notre fils, non ? Alors quand on voit arriver notre adorable grand garçon,
habillé bien drôlement pour un anniversaire : veston mauve, casquette
violette, cravate dans les mêmes tons, jolie chemise fleuri et pantalon presque
chic… on commence à laisser germer les questions qui refusaient d’aborder notre
cerveau bien embrumé par le refus de penser… et lorsque s’approche celle qui
partage sa vie depuis presque dix ans et qui nous a déjà donné deux adorables
petites filles, dans une tenue bien accordée à celle de notre fiston… une robe
bleue marine avec plein de tulles de toutes les couleurs en jupon, on se dit qu’il
se prépare un événement que là, on n’a pas, mais alors pas du tout vu venir. Enfin
pour être honnête, évidemment qu’un anniversaire dans un château, ça nous avait
paru un peu démesuré pour nos enfants, mais ils étaient deux à fêter leur
trente ans… notre fils et sa compagne, alors pourquoi pas ? Et puis
lorsque ce soupçon s’imposait à notre esprit, on le repoussait violemment avec
cette assurance : non, notre fils ne peut pas nous faire ça ! il nous l'aurait évidemment dit...
Enfin, nous voilà au jour J, celui où votre fils dit « oui »
à sa chère et tendre, et vous vous félicitez secrètement d’être allée chez le
coiffeur la veille. Bon, comme il fait froid, qu’il pleut à moitié, et que vous
vous croyiez juste dans un jeu de piste, vous n’avez sur vous qu’un vieux jean,
la doudoune de l’hiver, et des chaussures montantes histoire de ne pas vous
geler. Rien à voir avec la tenue somptueuse que vous auriez éventuellement pu
imaginer porter pour ce grand jour. Bon, tout ça passe encore, mais c’est vrai
que j’aurai aimé prendre le bras de mon fils et rentrer avec lui dans… la
mairie, ne m’illusionnant pas sur le reste (une église ? pourquoi faire ?),
mais non, rien de tout cela. Le maire, parce que c’est bien lui, se retrouve
planté devant une foule de curieux qui murmure que c’est tout de même drôle de
se marier ainsi, qui pose la question ouvertement devant le peu de famille qui
se trouve là… « Mais vous n’étiez pas au courant vous ? »… et
bien non, nous n’avons pas été mis dans la confidence, nous nous retrouvons au
même niveau que vous, les chers copains de mon fils… comme vous devant un
mariage anticonformiste, je crois que c’est le moins qu’on puisse dire, et
devant deux jeunes gens de 30 ans accompagnés de 4 témoins au courant et d’un
maire qui semble rire jaune devant cette assemblée frigorifiée. Tout est allé
très vite ensuite, tant mieux, il faisait si froid, un coup d’œil vers mon
mari, décomposé d’assister ainsi au premier mariage d’un de ses enfants, un
coup d’œil sur les beaux parents qui ne savent plus s’ils doivent sourire ou
pleurer… et moi le sourire un peu forcé, qui m'entends proposer à la fin de la cérémonie,
si on peut appeler ça comme ça, de faire une photo de groupe devant la belle
plaque marquée Mairie.
Une photo de groupe où tout le monde sourit quand même de cette surprise assez incroyable pour ce mariage dont on se rappellera toute notre vie. N’était-ce pas le but de ce cadeau que nous ont offert nos enfants… ?
Une photo de groupe où tout le monde sourit quand même de cette surprise assez incroyable pour ce mariage dont on se rappellera toute notre vie. N’était-ce pas le but de ce cadeau que nous ont offert nos enfants… ?
dimanche 2 juin 2013
A qui la nuit blanche ?
Est-ce sa faute si ses yeux ne sont pas étanches quand elle dort ?
Juste un rai de lumière et elle se réveille, ses yeux sont sensibles à la moindre
petite clarté, alors que son conscient s’enfonce dans les abîmes du sommeil. Du
coup, elle tourne, elle vire, elle finit même par souffler, et évidemment
réveiller l’homme qui dort à ses côtés. Juste un petit faisceau et son conscient
reprend le dessus…
Voilà plusieurs années que ce problème se pose, que les
volets se ferment presque automatiquement le soir, comme une cérémonie du
coucher et qu’elle sourit à cette petite victoire d’imposer le noir complet à son
conjoint depuis si longtemps.
Petite brouille
conjugale et un jour le couperet tombe, le reproche jailli : l’homme dit
supporter depuis la nuit des temps cet inconvénient et décide du jour au
lendemain de clouer les volets ouverts contre le mur et de découper les rideaux
en lambeaux pour qu’ils ne se referment plus sur la lumière du petit matin.
Gros coup de blues
pour la belle : comment faire pour dormir dans la lumière… quand le jour
se permet de pénétrer la pièce, le soleil de montrer sa présence, d’illuminer
la chambre sans crier garde, de faire fuir l’obscurité au profit de cet éclat
qui tombe jusque sur ses paupières. Devrait-elle ne plus dormir dans le même
lit de cet homme ? Ne plus partager la même chambre ? Est-ce une
raison valable pour faire chambre à part ?
Quelques nuits
d’essai pour plaire à son amour, la belle accepte de jouer le jeu, de dormir au
jour la nuit… enfin de ne pas sauter du lit pour tirer les rideaux dès que la
lueur apparaît, dès que la flamme de l’aube s’installe tranquillement dans
l’appartement et se joue des paupières perméables de notre héroïne. Quand ce
n’est pas la lune qui envoie son reflet jusque sur le visage de notre super
nana. Notre belle Héroïne n’est pas si
fière que ça, l’épreuve est de moins en moins à sa portée. Le matin, les cernes
lui caressent les joues, son teint blafard lui donne le cafard, et son humeur
maussade l’apparente plus à une mégère non apprivoisée, qu’à la gentille épouse d'antan !
Ce que lui demande
l’homme de sa vie est au dessus de ses forces, il va falloir trouver une
solution pour reprendre le dessus de ces insomnies de peur de voir leur couple
se déliter dans cette nouvelle configuration de leur tandem. Il est tant d’agir
et de trouver LA solution qui va permettre un compromis pour résoudre cette
question.
La discussion
s’engage, aucune des deux parties ne
veut lâcher le morceau. Il faut dire que depuis que Monsieur se réveille au
chant des rayons de soleil, son humeur est légère et sa mine réjouie. Plus
question pour lui de revenir en arrière et d’ouvrir un œil à n’importe quelle heure du jour et de la
nuit et d’être persuadé qu’il vient juste de se coucher. Il se délecte dès
l’aurore de la fraîcheur de cet étincellement et se rendort jusqu’à la minute
qui précède le cri strident de son réveil matin : heureux, en forme pour
une nouvelle journée. Le problème reste entier, la belle a bien essayer de
planquer sa tête sous un oreiller sous peine d’étouffer, de serrer très fort
cette fine peau qui recouvre ses globes oculaires, rien n’y fait, le sort
s’acharne, la lumière transparaît et réveille la belle qui peine alors à
retrouver son sommeil.
La solution est à
mille lieu d'être trouvée et aucun compromis ne semble leur convenir,
le couple s’enlise dans les discussions, puis hausse le ton tour à tour, se dispute
carrément et chacun finit dans une chambre. Çà y est, le mal est fait, ils vont
faire chambre à part, mais c’est sans compter sur leur amour trop fort l’un
pour l’autre. Aucun ne peut se résoudre à laisser l’autre loin de lui, et ils
se retrouvent tous deux au même instant, au milieu du couloir, se tombant dans
les bras et revenant dans leur chambre nuptiale pour s’allonger sur le lit. Une
petite surprise attend la belle : sur l’oreiller trône un drôle de morceau
de tissus, comme un masque de Zorro, elle le prend, le retourne, le regarde,
puis jette un œil vers son mari… Minaudant, elle ose alors dire : c’est pour moi ?
Puis dans un sourire et sans attendre la réponse,
elle le pose directement sur ses yeux.
Mais pourquoi n’y ont-ils pas pensé plus tôt ? Ils se couchent raccommodés
par cette brillante idée et tous deux s’endorment du sommeil du juste l’une
dans le noir de son voile et l’autre ravi de savoir que le blanc du jour
viendra le tirer de sa torpeur à potron-minet et lui permettra de retomber
directement dans les bras de Morphée jusqu'à l’heure d’émerger.
mercredi 3 avril 2013
C'est simple...
Voilà c’est simple, il suffit de trouver la clé dans le
bocal… celui que tu vois à travers la cloison, il ne reste qu’à passer sans
problème le labyrinthe et monter la montagne du côté latérale puis revenir à
droite et tourner sur le côté, passer la
main au loin juste dans la travée… et ouvrir un système dès que tu auras
trouver le code pour faire pivoter le mécanisme qui donnera l’ouverture dans le
mur devant toi… tu vois c’est très facile, avance encore un peu de 100 ou 1000 kilomètres et approche de cette fenêtre où tu
vois à travers le bocal qui renferme la
clé à l’intérieur, celle qui pourra certainement ouvrir le cœur de ce cerveau
qui mélange si bien tout ce qui entre dedans sans y être invité tout ce qui se prend
à être une pensée… et forme ce méli-mélo de phrases de mots de sons à composer
sans y faire attention. !
Tu vois c’est simple et c’est comme ça qu’il faut faire… se
hisser sur la pointe des pieds ou de l’hémisphère et porter dans son cœur, ou
faire le plein des poches tous ces jolis mystères qui parfois nous déroutent,
qui souvent nous envoûtent, et fait que nos tourments ressemblent à des géants
qui nous marchent dessus tous les jours un peu plus… voilà, ainsi c’est
possible de gagner de l’avant en retrouvant la clé cachée dans le bocal, si tu
peux l’attraper alors tout redevient normal et c’est de l’autre côté que passe
l’amiral… l’amiral de ce bateau qui nous conduit à ce bocal… l’ami qui râle
sous son chapeau parce que tu as lâché la barre, et celui qui trouves que tu as
du culot de te croire le Graal
alors que tu ne cesses de chercher un bocal….
Avec une clé dedans qui t’ouvrira enfin le cerveau des géants qui te mangent
sans fin… sans faim et sans répit ils veulent à tout prix trouver avant toi la
clé du paradis…. Et tous ces mots, toutes ces phrases et ces sons ne seront
plus que chanson dans ce nouveau pays qu’un jour tu vas trouver de l’autre côté
du lit où tu t’endors serein, persuadé que demain tu mettras enfin la main sur
cette maudite clé qui ouvre une à une les portes de la vie…
Tu vois c’est simple comme bonjour et tu sauras enfin ce que
veut dire toujours….
jeudi 14 mars 2013
Le chat et la souris
Après
lecture, je commence à me rendre compte du risque que j’encours à être la
souris sur laquelle tu as jeté ton dévolu !
Je
trouve que je n’ai pas vraiment le beau rôle dans l'histoire, et à moins de
mille ruses de ma part, je pense que la fin du conte ne peut être que celle
d’un chat repu d’avoir avalé une souris…
Je vois plutôt un autre déroulement à
l’affaire : après maintes ruses
plus ou moins légales et honnêtes de notre bon gros matou, ce chat fatigué,
usé, découragé n’arrivant toujours pas à attraper cette satanée souris, qui ne
le ménage pas et lui envoie des pieds de nez à longueur de journée, n’en peut
plus de cette chasse et catastrophé par ses piteux résultats, se désole sur son
sort : il ne mange plus, ne dort plus, il déprime complètement et plus
rien ne l’intéresse, même la télé, ne le concerne plus, encore moins les
dessins animés de ce bêta de gros Tom auquel il ne veut surtout pas
s’identifier… Il pleure donc sur son sort, et maigrissant à vue d’œil, notre
adorable souris ne le reconnaît pas, et trouve le jeu un peu trop ennuyant
depuis que son matou préféré ne s’intéresse plus à elle….
De
son trou de gruyère, elle le voit se morfondre et se demande comment rendre
l’énergie et la bonne humeur à ce chat décomposé … quel drame que de
perdre son meilleur ennemi, sans avoir terminé la partie.
Un
jour, pleine de courage, elle s’approche de lui, sur ses gardes tout de même,
de peur que cette accalmie ne soit qu’un piège de la part du matou, elle n’est
plus qu’à quelques centimètres du museau dont les crocs reluisent au soleil,
mais dont la réaction se fait attendre, en effet, de sa léthargie, il n’est
même pas sorti, et les yeux mi clos, il semble bien ailleurs, ce pauvre petit
chat malade…
Tellement enfouit dans ses pensées, il ne s’aperçoit pas que l’être
tant désiré est si proche de lui, et que de ses petits bras croisés, elle le
toise et se demande comment le faire réagir… faisant le tour de sa tête de la
pointe de ses petites pattes, la souris, grimpe délicatement sur la pelage du
chat, qui ne se retourne pas, tant il est déprimé et sans réaction. Puis prés
de son oreille, de sa petite voix, elle se met à lui parler tout doucement, feignant de n’être que sa
conscience. Le gros chat ferme les yeux, et se croyant dans un rêve écoute
distraitement cette petite voix venue de nulle part et qui lui dit quelques mots du genre : gros matou, petit chat de gouttière, ton plus grand désir n’est-t-il pas d’attraper cette petite coquine de souris, et de la croquer toute
crue ? Ne vois-tu pas que ce jeu t’épuise et qu’elle est bien plus forte
que toi ?
Le chat dans son semi sommeil, lâche quelques larmes et la
souris pleine de remords se penche plus avant vers son oreille : je te
propose un deal : tu commences par limer tes grosses griffes trop
pointues, ensuite, tu râpes tes crocs venimeux contre un mur bien crayeux, puis,
tu oublies ta fierté de gros matou dodu, et tu deviens tout doux comme un
agneau, tout gentil comme un ange, tu me ménages une petite place entre tes
grosses pattes de velours, où je me loverai alors, délicieusement, sereinement, ne
craignant plus rien de tes actes, puisque la violence serait banni de ta
personnalité. Tu m’apporterais chaque jour, un morceau de fromage, gruyère ou
parmesan, et même du saint Marcellin, ou une bûche de chèvre dont je raffole,
puis tendrement tu lécherais de ta langue râpeuse juste comme il faut ma petite
frimousse, tous les matins, afin de me réveiller en douceur, et de me laisser
m’étirer de plaisir après chaque petite sieste… Tu me caresserais
de tes moustaches délicatement sur tout le corps et murmurerais des mots tout
doux dans le creux de chaque oreille, mais sans les mordiller, ou alors
seulement quand tu sentirais le moment pour le faire, et puis tu ronronnerais
de temps en temps, mais pas trop fort, pour ne pas m’empêcher de dormir, juste
comme une berceuse, et je fermerais les yeux de douceur, et rêverais aux mille
merveilles que j’aimerais que tu me fasses encore….
En
échange : je te laisserais m’attraper délicatement de tes deux grosses
papattes, et tu pourrais m’avoir constamment à tes côtés, quand tu te lasserais
de m’avoir si près et de ne plus faire d’exercice, je ferais semblant de
m’échapper, te donnerais juste le fil à retordre qu’il faut pour que cela reste
un jeu, et je te laisserais de nouveau me prendre à ton piège, comme une petite
souris docile que tu croirais avoir domptée…
Toujours endormi, le chat opine de
la tête, le contrat est signé, il est d’accord sur tous les termes, la
souris est à lui….
Le
chat entrouvre les yeux, son odorat ne le trompe pas, c’est bien une souris
qu’il sent et ce rêve bizarre qu’il vient de faire ! Il se retrouve tout penaud,
tout étourdi comme si une souris lui avait grimpé sur lui pendant la nuit, comme
si une petite bestiole de rien du tout, était là sur son dos et lui parlait à
son oreille, comme si…. Et à ce moment là, Tom voit Jerry le toiser de haut,
enfin plutôt notre gros chat se retrouve devant la plus merveilleuse des
souris, à deux mini-mètres de son nez, et comble des souris, elle lui sourit… Il
tend un peu la patte, n’y croyant pas, se pince de l’autre le museau,
souhaitant ainsi finir ce rêve, mais elle n’a pas bougée, elle est toujours là, le sourire aux lèvres, le regard bizarre, comme si elle était d’accord pour se
faire attraper. C’est un piège se dit le félin, dès que je vais tenter une
approche plus directe, elle va s’envoler comme une bombe et je vais encore me
faire ridiculiser par ce petit bout de rien du tout, à moins que, à moins
que…Il ouvre alors la gueule dans l’espoir de la voir s’y engouffrer, et la
souris s’approche de ses grosses dents pointues, sans frayeur dans le regard,
sûre d’elle, elle ose même lui dire : bonjour mon gros matou chéri, alors
bien dormi ? Croyant qu’elle se moque, le chat referme la gueule sur cette
effrontée, mais au moment où il croit la croquer il entend à nouveau dans le
creux de sa conscience les termes du contrat, que distrait il a signé… Il
desserre alors les crocs et mal à l’aise
sourit à cette impertinente, qui bien que vaillante, commençait à croire au
pire… Mais se reprenant très vite, elle lui susurre : je suis à toi, dans
les termes du contrats, notre deal est en place, montre toi correct et je
ferais de même, ne te dérobe pas à ta promesse et nous allons vivre tous les
deux des moments plus que fabuleux dans le respect de chacun et peut être plus
si affinité…
Et
le chat et la souris vécurent heureux pour le restant de leur vie, ils ne
firent pas d’enfants, de peur de perturber à nouveau les concessions faites
ensemble et de réinstaller entre eux et leur progénitures leurs instincts
sauvages.
Il
ne serait pas de bonne augure qu’un gros matou mange son petit sous prétexte
qu’il ressemble à sa mère….
Inscription à :
Articles (Atom)






