samedi 25 janvier 2014

Avoir le bras long... pour le défi d'un samedi...

50 avant Jésus Chris, toute la Gaule est occupée par les romains… toute ? Non, un village peuplé d’irréductibles gaulois résiste encore et toujours à l’envahisseur.  Et personne à part le druide de ce village, ne connait le secret du chef de cette tribu… En effet, 80 avant JC, la femme de Grobrax, chef alors de ce village, donna naissance à deux enfants, de beaux jumeaux qu’on appela Abralonx et Abraracourcix .Le premier avait de longs bras qui n’en finissaient plus de grandir, et le deuxième était tout en muscles avec de gros bras très courts… Lorsque le problème de la succession se posa,   Panoramix, le sage druide du village proposa à Grobrax de tester ses deux enfants afin de donner le pouvoir à celui qui remportera l’épreuve suivante : faire le tour de la Gaule et ramener à sa cause le plus grand nombre de personnes influentes dans le pays. Les deux frères partirent chacun de leur côté, emmenant avec lui ses sympathisants. Abraracourcix, accompagné de ses deux compères, Obélix et Astérix partirent pour le sud et se perdirent en bagarres contre les romains, tapant sur tout ce qui bougeait. Le futur chef du village eut beaucoup de mal à rallier des Grands à sa cause, il faut dire que tous se méfiaient d’Obélix qui avait déjà tendance à envoyer son poing un peu trop fort sur les réfractaires. Abralonx, lui, poursuivit sa route et fort de son bagou, se retrouva très vite dans les cercles huppés de la bonne société de l’époque. Ainsi, Vercingétorix le convia rapidement à faire partie de sa cour et notre Abralonx trouva très vite une situation intéressante sur Lucrèce et ne revint jamais dans son village d’origine.  Du coup lorsque Abraracourcix revint bredouille de son périple, il fut nommé d’office chef de ce petit village des irréductibles gaulois dont l’histoire est arrivée jusqu’à nous… Cette épopée devint l’origine d’une expression bien connue de chez nous… Abralonx, ou avoir le bras long, signifiant avoir de grandes influences, du pouvoir. Souvent associé à cette autre expression : avoir les dents longues…

Vous en restez les bras ballants ? Pour moi, les bras m’en tombent et je vais de ce pas me jeter dans ceux de Morphée… je sais, je sais, je joue petit bras ! Mais mon bras droit m’appelle et je ne voudrais pas qu’il le fasse à tour de bras ! 

mercredi 22 janvier 2014

Une île

C’était un coup de poker,
Tant pis si c’était cher.
Juste envie de tenter
De sauter à deux pieds
Sur une île et se sauver
Le plus loin possible !

C’était un coup d’enfer,
Ça ne pouvait que  plaire.
C’était juste une question
De temps et de diversion,
La faille, il le savait
Serait s’il résistait…

C’était un coup du sort,
Ils n’avaient donc pas tord.
Il y croyait pourtant,
Refusait le néant,
Il y croyait encore
Il ne manquait qu’un effort…

C’était un coup foireux,
Il n’y a vu que du feu !
Les dés étaient jetés,
Il serait rejeté.
De sauter à deux pieds
Il n’avait plus l’envie.
La ville et ses alliés
N’étaient plus digne de lui…

Juste trouver une île
Était
-ce encore utile ?




lundi 23 décembre 2013

La photo des souvenirs

Bon sang, cette maison, je la reconnais, c’est la maison de mon enfance, lorsque nous habitions la Chartonnière avec mes parents et mes frères et sœur… Que de souvenirs qui remontent à la surface, que de courses dans le jardin, de jeux dans le cerisier, de cris d’enfants que j’entends encore… surtout quand la jeune fille qui s’occupait de nous le soir, une certaine Simone que nous n’aimions pas du tout, s’évertuait à essayer de nous faire rentrer prendre notre douche. Nous nous cachions mes frères et moi, dans la cabane derrière la maison et ne respirions plus jusqu’à ce qu’elle nous découvre et nous emmène à grand coup de menaces et de quelques claques qui volaient sur nos oreilles. Maman s’occupait de notre plus jeune frère et ne se souciait pas des plus grands et de leurs jérémiades lorsque nous nous plaignons de cette mégère. Elle était étudiante dans une école d’infirmière et je souhaite pour ses patients, qu’elle fut plus douce avec eux qu’avec nous.
C’est encore dans cette maison que notre papa, entassait dans une remise des tonnes de jouets qui nous faisaient rêver quand nous avions le droit de passer la porte. Encore aujourd’hui, je ne comprends toujours pas pourquoi nous ne pouvions pas profiter de ces jouets et même l’explication que m’a donnée mon père plus tard, ne me convainc pas de l’utilité de cette frustration. Il m’affirma que ces jouets avaient été récupérés dans un magasin qu’il avait en vente et qu’il n’en était pas complètement propriétaire. Je penche plus, connaissant mon père, pour la version probable, d’une crainte de sa part de nous voir tout casser, et sa façon d’aimer collectionner à peu près tout ce qu’il trouvait, l’empêchait de nous distribuer ces trésors. Du coup, nous rêvions au beau garage rouge et aux poupées encore emballées qui trônait sur les étagères qui, un jour, nous disait notre père, seraient à nous.

Par contre je ne savais pas que le célèbre photographe, Monsieur Doisneau était passé par là et avait gravé pour l’éternité sur la pellicule, mon frère, le rare jour où notre père avait accepté de le promener dans ce bolide extraordinaire sorti tout droit de la fameuse remise. Voilà une belle façon de s’envoler au pays des souvenirs d’enfance et de saluer au passage, un maître de la photo !

vendredi 20 décembre 2013

Un peu de légèreté...

Feuille d’automne…
Un peu de légèreté, comme cette feuille qui balance au gré du vent sur ce majestueux planté là…
Un peu de légèreté, comme cette feuille qui se détache de l’emprise de ce mastodonte et s’envole dans les airs délicatement prisonnière du mouvement.
Un peu de légèreté, comme ce petit parchemin de couleur qui se dirige tranquillement vers son destin… 
Un peu de légèreté, comme cette charmille qui virevolte dans l’insouciance d’un avenir trop proche. 
Un peu de légèreté, comme cette petite pousse abîmée par le temps qui se pose enfin nonchalamment sur un sol humide où plus rien ne l’attend.
Un peu de légèreté, comme cette feuille étalée qu’une botte vient écraser d’un simple coup de talon.
Un peu de légèreté, comme cette pauvre déchiqueté qui dans la terre enfonce son nez pour se retenir de pleurer…
Un peu de légèreté, comme cette feuille morte à peine embarquée par la vieille pelle de ce vieux jardinier…
Un peu de légèreté, comme cette jolie feuille recomposée par les couleurs du passé, qu’une petite main menue est venu sauver du compost pour en faire le bouquet de la saison d’automne, celui que l’on offre comme un léger cadeau, avant le grand froid, contre le sourire tout doux de la plus belle des mamans.

Un peu de légèreté dans mon cœur jusqu’à l’été… 

vendredi 29 novembre 2013

Et si...

Et si on faisait comme si c’était avant, si on disait que le temps n’a pas d’emprise sur les gens, si on inventait les histoires avant de les vivre, pour être certain de ne pas se tromper de livre… ?
Et si tout était faux, le vrai, le beau, le vilain, le chaud… si tout était juste pour nous faire croire aux rêves et aux idéaux ? Et si on faisait comme c’était avant, comme on voulait que ce soit encore, si on disait que le temps s’arrête juste avant la seconde où l’histoire s’est arrêtée, juste avant l’instant T, celui qu’on voudrait tant oublier… si on disais que tout cela n’a pas exister, qu’on rembobinait le film pour continuer la vie autrement, On coupe, on retourne la scène mais différemment, une scène où il n’y a plus de méchant, plus de vilain, une scène où tout revient comme avant le cauchemar, comme avant que ça foire… Si c’était ça la vraie vie, la possibilité de tout recommencer jusqu’à ce que la prise soit bonne et qu’on puisse continuer dans les conditions souhaitées… allez disons que c’est ce qui va se passer, et reprend ton sourire, on va tout recommencer à zéro et ne plus jamais aller jusqu’au pire…

Et oui, je délire évidemment, mais l’utopie permet l’espoir que les choses changent quand on les pense immuables… j’en ai fait le rêve, il devrait bien s’y coller une réalité qui lui ressemble. … non ? 

mardi 26 novembre 2013

Rève cassé

C’est comme si un jour
Mon rêve s’était cassé
Comme si un ours
Dessus avait marché…
Et il est en morceaux
Ne peut se recoller
Il y en a beaucoup trop
Qui se sont envolés…

C’est comme si un tour
De manège avait passé,
Comme si un pas lourd
M’avait juste empêcher
A son bord de monter
Et de tourner, tourner…

C’est comme si l’avion lourd
Avait bien décollé
Et sur son passage
Avait  tout emporté
Ton sourire,
Et mes belles années…

C’est comme si pour toujours
Je restais dans le naufrage
Comme si le long court
Me laissait sur la plage…

Et mes rêves envolés
Par delà les nuages
D’un sale rire me narguent
Et me laisse dans le vague…

C’est comme si l’Amour
Etait soudain codé
Et comme si autour
Il y avait tant de clés
Qu’à force d’essayer
Une à une de forcer
La serrure a rouillé
Et les rêves de toujours

Ont fait fuir mes années…

lundi 25 novembre 2013

chasseur de souvenirs

Chasseur de souvenirs,
Je traque les sourires,
Je vole les douceurs,
Je coure après les heures
Chasseur de mémoire,
Je cherche les histoires,
Je vole les couleurs,
Je coure après les radoteurs
Chasseur de pensées,
Je fouille les idées,
Je vole les opinions,
Je coure après les faveurs…
Chasseur de songes,
Je cherche tout ce qui ronge,
J'empreinte les mensonges,
Je coure après les voleurs
Chasseur de rêves,
J'impose les trêves,
Je vole les ténèbres,
Je coure après les sauveteurs…
Chasseur de vie,
Je scrute les envies,
Je dérobe les désirs,
Je m'envole après les soupirs….
Chassée je suis de cette vie ou celle d’après,
Comme un voleur de temps
Comme un coureur de fond, 
Comme un chasseur de vent

Comme un inventeur de chansons…