Elle me manque… je pense souvent à elle. Difficile de croire
que cette étoile qui brille dans le ciel
est devenue sa demeure depuis qu’elle est partie. Elle me manque parfois juste
un peu, dans le regard d’un passant, au fredonnement d’une chanson. C’est une
pensée furtive qui traverse mes heures sans m’avertir, là, comme ça, juste en
passant. Une pensée qui s’installe parfois, s’entête en moi, un regard bleu qui
me revient, un sourire qui me trouble, une larme qui s’arrête au bord, juste au
bord de nos yeux. Ces yeux qui ressemblaient aux miens, cet azur qui était plus
qu’un lien. Elle me manque souvent, lorsque le nez au vent, je sens sa présence…
une feuille qui tombe, une branche qui bouge, un ange qui passe et cette pensée
qui s’obstine ! Elle tourne autour de moi quand les petites sont là, quand
je la cherche d’un regard pour lui montrer leur progrès, quand je prends mon
téléphone et le repose avec regret… j’aimerai encore lui dire comme ses
arrières petites filles sont belles, comme certaines fois, elles me font penser
à elle, comme leurs yeux bleus sont des clins d’œil du ciel et comme j’aimerai
qu’elle veille encore sur elles. Elle me manque quand je cherche le sommeil,
quand je peins seul dans mon atelier et que j’ai tant envie de lui montrer ce
qui prend vie sous mes doigts… Elle me manque quand je me souviens comme elle
aimait que je lui apprenne à poser ses doigts plein de pastel sur la feuille colorée
et à glisser son index pour y lisser les traits. Elle me manque quand je fais
les comptes de papa et qu’elle n’est plus là pour me lire les chiffres comme
une aide comptable qui se fatiguait vite et était si heureuse que je m’en
occupe. Elle me manque quand je sens un peu d’air frais passer sur mon épaule
comme un petit rappel qui me frôle. Elle me manquera toujours cette petite maman que j’aimais…Libellés
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lundi 17 mars 2014
Elle me manque
Elle me manque… je pense souvent à elle. Difficile de croire
que cette étoile qui brille dans le ciel
est devenue sa demeure depuis qu’elle est partie. Elle me manque parfois juste
un peu, dans le regard d’un passant, au fredonnement d’une chanson. C’est une
pensée furtive qui traverse mes heures sans m’avertir, là, comme ça, juste en
passant. Une pensée qui s’installe parfois, s’entête en moi, un regard bleu qui
me revient, un sourire qui me trouble, une larme qui s’arrête au bord, juste au
bord de nos yeux. Ces yeux qui ressemblaient aux miens, cet azur qui était plus
qu’un lien. Elle me manque souvent, lorsque le nez au vent, je sens sa présence…
une feuille qui tombe, une branche qui bouge, un ange qui passe et cette pensée
qui s’obstine ! Elle tourne autour de moi quand les petites sont là, quand
je la cherche d’un regard pour lui montrer leur progrès, quand je prends mon
téléphone et le repose avec regret… j’aimerai encore lui dire comme ses
arrières petites filles sont belles, comme certaines fois, elles me font penser
à elle, comme leurs yeux bleus sont des clins d’œil du ciel et comme j’aimerai
qu’elle veille encore sur elles. Elle me manque quand je cherche le sommeil,
quand je peins seul dans mon atelier et que j’ai tant envie de lui montrer ce
qui prend vie sous mes doigts… Elle me manque quand je me souviens comme elle
aimait que je lui apprenne à poser ses doigts plein de pastel sur la feuille colorée
et à glisser son index pour y lisser les traits. Elle me manque quand je fais
les comptes de papa et qu’elle n’est plus là pour me lire les chiffres comme
une aide comptable qui se fatiguait vite et était si heureuse que je m’en
occupe. Elle me manque quand je sens un peu d’air frais passer sur mon épaule
comme un petit rappel qui me frôle. Elle me manquera toujours cette petite maman que j’aimais…lundi 24 février 2014
Les bouquets de fleurs sont gratuits...
Ah mais pourquoi serait-ce à
moi de payer ? Les bouquets de fleurs sont gratuits d’habitude…
Pourquoi devrais-je donner le
peu de monnaie qui me reste pour quelques fleurs fanées qui ne sentent même
plus rien et ne feraient que salir un peu plus mon entrée…. Mon entrée dans ce
monde moi qui ne fait que passer… Mon entrée par cette porte que j’ai trouvé
fermée et qui d’un coup de coude a finie par céder… Mon entrée de côté où les
forts vont gagner et où tous les petits
ne feront que pleurer… Mon entrée sur la terre pour qu’elle continue de tourner
avec un être en plus pour bien la relancer dans le sens opposé des aiguilles de
la montre afin de faire aussi quelques pas de côté et reculer un peu pour voir
ce que ça peut donner… Pourquoi devrais-je payer aussi pour cette entrée et
n’être pas certaine de sortir la tête haute et les deux pieds bien posés sur le
sol de cette note de musique qui m’entraîne jusqu'au « do » de la fin
de la gamme, à moins que ce ne soit le « dos » qui la commence et pas
qui la condamne à se terminer en queue de poisson sans même chercher à en voir
la raison… Raison de cette entrée dans le beau monde un jour, alors que mes
amis n’y sont pas invités… alors que mes amours eux-mêmes ont renoncé à entrer
dans ce bal de la renommée… sans même m’en informer…
Mais pourquoi serait-ce à moi
de payer leur entrée pour ne voir que le mauvais côté de la vie d’à côté… Les
bouquets de fleurs sont gratuits quand le fleuriste est celui qui m’a pris la
main et m’entraîne sans fin sur son chemin…. Alors je veux des roses et des
capucines pour faire danser les vases dans ma cuisine et faire chanter les murs
de ma vitrine… donnez m’en plein les mains, plein les yeux, plein le cœur et
aimez moi aussi comme on aime une fleur…. Sans raison, sans façon mais tendrement
avec passion….samedi 22 février 2014
La porte dans la forêt
Les
petits lutins et les grands benêts,
Les
gentils lapins et les gros bonnets,
Les
jolis bambins et les gras babouins,
Les
mignons gamins et les gais marsouins.
Ont
franchi la porte dans la forêt
Les
champignons vénéneux que l’on prend pour bonbon,
Les
jolis chapeaux ronds des fourmis tourbillons,
Les
vielles sorcières de balcon qui cherchent leur chaudron,
Les
vieux dragons tout ronds, qui sautent jusqu’au plafond.
Ont
franchi la porte dans la forêt,
Les abeilles endormies qui mangent trop de
miel,
Les
papillons violets qui rasent les pâquerettes,
Les
sauterelles toutes vertes qui courent sur le gazon,
Les
arbres trop petits qui veulent voir l’horizon,
Les
feuilles qui s’envolent quand le vent les racole,
Les bûcherons sauvages qui perdent leurs outils
Et
s’en vont des campagnes couper les arbres en ville.
Ont
franchi la porte dans la forêt,
Les
belles tourterelles qui cherchent plus loin leur nid,
Les
gros pigeons tout gris qui finiront rôtis,
Les
lunettes de grand-père perdues dans la nuit,
Les
allumettes éteintes qui ne veulent plus d’ennuis,
Toutes
les sales petites bêtes qui vers l’homme, s’enfuient.
A
franchi la porte dans la forêt, un soir de bel été,
Un
amour évanoui tout près de s’échapper,
Une
donzelle affamée qui lui courrait après
Et
qui s’est épuisée à vouloir rattraper
Des
lambeaux de souvenirs
Sans
aucun avenir…
dimanche 9 février 2014
Au carrefour...
Au carrefour de la chance, tout doucement j’entre
en transe…
Au carrefour de la danse, tout simplement, je
balance
D’un côté, puis d’un autre, les «on dit », les
violences…
D’un côté, puis d’un autre, je fonce yeux fermés,
dans la providence…
Au carrefour de l’enfance, je cours, je vole,
jusqu’à l’errance…
Au carrefour des incohérences, je me casse la tête
à outrance…
D’un côté, puis de l’autre, je cherche encore mon
insouciance…
D’un côté, puis de l’autre, j’explose ma tête
d’inconscience…
Au carrefour des apparences, je refuse d’être en
résonnance…
Au carrefour des espérances, je clame jusqu’à
notre innocence…
D’un côté, puis de l’autre, je m’autorise des
défaillances…
D’un côté, puis de l’autre, je demande
l’indulgence…
Au carrefour des confidences, je secoue toutes vos
croyances…
Au carrefour des ignorances, je vous envoie mon
exigence…
D’un côté, puis de l’autre, je raconte comme une
romance…
D’un côté, puis de l’autre, j’arrive encore en
avance…
Au carrefour de l’extravagance, je rédige une ordonnance…
Au carrefour de l’insolence, je voudrais rester
votre prudence !
D’un côté, puis de l’autre, je vaque vers mes
attirances…
D’un côté, puis de l’autre, je demande votre
clémence…
samedi 1 février 2014
TU ES OU ?
Comment tu vas faire pour gérer tout ce petit monde
féminin qui du coup, gravite autour de toi ?
Comment tu vas faire pour démêler les
problèmes que ne vont pas manquer de t’apporter toutes ces jambes à jupon dont
tu veux tant connaitre les secrets… comment vas-tu faire pour ne pas sombrer
dans la folie en donnant ton corps à droite et ton cœur à gauche ?…
Comment t’y retrouver dans toutes ces couleurs qui rallument ta vie ?
Comment te repérer dans ce nouveau monde qui autour de toi ne va pas manquer de
bien t’empêtrer ? Rien qu’au
téléphone ça va être compliqué… un numéro peut en cacher un autre, comment
reconnaître les appels entrants, les appels sortants sous des noms compliqués
pour t’y retrouver ? Je te souhaite de ne pas trop te mélanger les
pinceaux, de ne pas laisser ta langue se fourcher quand tu répondras à toutes
ces beautés. De ne pas avoir le tournis quand tu en auras une dans ton lit et l’autre
dans ton esprit… Comment ne pas te perdre dans ces nouveaux paramètres dont tu
viens de jalonner ta vie ? Je te
souhaite de ne pas te tromper quand tu en tromperas une avec l’autre et de te
rappeler laquelle est dans tes bras, laquelle est dans ton cœur, laquelle est
dans ta vie, laquelle est entrain de criser parce que le facteur s’est lui
aussi trompé d’adresse et que ton téléphone lui fait croire, à cette régulière
que tu es dans l’épicerie dans face alors que très nettement, ce sont les voix
de l’aéroport qu’elle entend dans le combiné… « Attention embarquement
immédiat pour Nouméa, les passagers sont priés de se rendre à la porte G »
et cette même femme d’un coup criera de tout son être tout au creux de ton
oreille et t’arrachera ton dernier tympan : MAIS TU ES OU ?
samedi 25 janvier 2014
Avoir le bras long... pour le défi d'un samedi...
50 avant Jésus Chris, toute la Gaule est occupée par les
romains… toute ? Non, un village peuplé d’irréductibles gaulois résiste
encore et toujours à l’envahisseur. Et
personne à part le druide de ce village, ne connait le secret du chef de cette tribu…
En effet, 80 avant JC, la femme de Grobrax, chef alors de ce village, donna
naissance à deux enfants, de beaux jumeaux qu’on appela Abralonx et
Abraracourcix .Le premier avait de longs bras qui n’en finissaient plus de
grandir, et le deuxième était tout en muscles avec de gros bras très courts… Lorsque
le problème de la succession se posa, Panoramix, le sage druide du village proposa à
Grobrax de tester ses deux enfants afin de donner le pouvoir à celui qui
remportera l’épreuve suivante : faire le tour de la Gaule et ramener à sa
cause le plus grand nombre de personnes influentes dans le pays. Les deux
frères partirent chacun de leur côté, emmenant avec lui ses sympathisants.
Abraracourcix, accompagné de ses deux compères, Obélix et Astérix partirent
pour le sud et se perdirent en bagarres contre les romains, tapant sur tout ce
qui bougeait. Le futur chef du village eut beaucoup de mal à rallier des Grands
à sa cause, il faut dire que tous se méfiaient d’Obélix qui avait déjà tendance
à envoyer son poing un peu trop fort sur les réfractaires. Abralonx, lui,
poursuivit sa route et fort de son bagou, se retrouva très vite dans les
cercles huppés de la bonne société de l’époque. Ainsi, Vercingétorix le convia
rapidement à faire partie de sa cour et notre Abralonx trouva très vite une
situation intéressante sur Lucrèce et ne revint jamais dans son village
d’origine. Du coup lorsque Abraracourcix
revint bredouille de son périple, il fut nommé d’office chef de ce petit
village des irréductibles gaulois dont l’histoire est arrivée jusqu’à nous…
Cette épopée devint l’origine d’une expression bien connue de chez nous…
Abralonx, ou avoir le bras long, signifiant avoir de grandes influences, du
pouvoir. Souvent associé à cette autre expression : avoir les dents
longues…
Vous en restez les bras ballants ? Pour moi, les bras
m’en tombent et je vais de ce pas me jeter dans ceux de Morphée… je sais, je
sais, je joue petit bras ! Mais mon bras droit m’appelle et je ne voudrais
pas qu’il le fasse à tour de bras !
mercredi 22 janvier 2014
Une île
C’était un coup de poker,
Tant pis si c’était cher.
Juste envie de tenter
De sauter à deux pieds
Sur une île et se sauver
Le plus loin possible !
C’était un coup d’enfer,
Ça ne pouvait que
plaire.
C’était juste une question
De temps et de diversion,
La faille, il le savait
Serait s’il résistait…
C’était un coup du sort,
Ils n’avaient donc pas tord.
Il y croyait pourtant,
Refusait le néant,
Il y croyait encore
Il ne manquait qu’un effort…
C’était un coup foireux,
Il n’y a vu que du feu !
Les dés étaient jetés,
Il serait rejeté.
De sauter à deux pieds
Il n’avait plus l’envie.
La ville et ses alliés
N’étaient plus digne de lui…
Juste trouver une île
Était
-ce encore utile ?
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