lundi 17 mars 2014

Elle me manque

Elle me manque… je pense souvent à elle. Difficile de croire que  cette étoile qui brille dans le ciel est devenue sa demeure depuis qu’elle est partie. Elle me manque parfois juste un peu, dans le regard d’un passant, au fredonnement d’une chanson. C’est une pensée furtive qui traverse mes heures sans m’avertir, là, comme ça, juste en passant. Une pensée qui s’installe parfois, s’entête en moi, un regard bleu qui me revient, un sourire qui me trouble, une larme qui s’arrête au bord, juste au bord de nos yeux. Ces yeux qui ressemblaient aux miens, cet azur qui était plus qu’un lien. Elle me manque souvent, lorsque le nez au vent, je sens sa présence… une feuille qui tombe, une branche qui bouge, un ange qui passe et cette pensée qui s’obstine ! Elle tourne autour de moi quand les petites sont là, quand je la cherche d’un regard pour lui montrer leur progrès, quand je prends mon téléphone et le repose avec regret… j’aimerai encore lui dire comme ses arrières petites filles sont belles, comme certaines fois, elles me font penser à elle, comme leurs yeux bleus sont des clins d’œil du ciel et comme j’aimerai qu’elle veille encore sur elles. Elle me manque quand je cherche le sommeil, quand je peins seul dans mon atelier et que j’ai tant envie de lui montrer ce qui prend vie sous mes doigts… Elle me manque quand je me souviens comme elle aimait que je lui apprenne à poser ses doigts plein de pastel sur la feuille colorée et à glisser son index pour y lisser les traits. Elle me manque quand je fais les comptes de papa et qu’elle n’est plus là pour me lire les chiffres comme une aide comptable qui se fatiguait vite et était si heureuse que je m’en occupe. Elle me manque quand je sens un peu d’air frais passer sur mon épaule comme un petit rappel qui me frôle. Elle me manquera toujours cette petite maman que j’aimais…

lundi 24 février 2014

Les bouquets de fleurs sont gratuits...

Ah mais pourquoi serait-ce à moi de payer ? Les bouquets de fleurs sont gratuits d’habitude…
Pourquoi devrais-je donner le peu de monnaie qui me reste pour quelques fleurs fanées qui ne sentent même plus rien et ne feraient que salir un peu plus mon entrée…. Mon entrée dans ce monde moi qui ne fait que passer… Mon entrée par cette porte que j’ai trouvé fermée et qui d’un coup de coude a finie par céder… Mon entrée de côté où les forts vont gagner  et où tous les petits ne feront que pleurer… Mon entrée sur la terre pour qu’elle continue de tourner avec un être en plus pour bien la relancer dans le sens opposé des aiguilles de la montre afin de faire aussi quelques pas de côté et reculer un peu pour voir ce que ça peut donner… Pourquoi devrais-je payer aussi pour cette entrée et n’être pas certaine de sortir la tête haute et les deux pieds bien posés sur le sol de cette note de musique qui m’entraîne jusqu'au « do » de la fin de la gamme, à moins que ce ne soit le « dos » qui la commence et pas qui la condamne à se terminer en queue de poisson sans même chercher à en voir la raison… Raison de cette entrée dans le beau monde un jour, alors que mes amis n’y sont pas invités… alors que mes amours eux-mêmes ont renoncé à entrer dans ce bal de la renommée… sans même m’en informer…

Mais pourquoi serait-ce à moi de payer leur entrée pour ne voir que le mauvais côté de la vie d’à côté… Les bouquets de fleurs sont gratuits quand le fleuriste est celui qui m’a pris la main et m’entraîne sans fin sur son chemin…. Alors je veux des roses et des capucines pour faire danser les vases dans ma cuisine et faire chanter les murs de ma vitrine… donnez m’en plein les mains, plein les yeux, plein le cœur et aimez moi aussi comme on aime une fleur…. Sans raison, sans façon mais tendrement avec passion….

samedi 22 février 2014

La porte dans la forêt

Ont franchi la porte dans la forêt,
Les petits lutins et les grands benêts,
Les gentils lapins et les gros bonnets,
Les jolis bambins et les gras babouins,
Les mignons gamins et les gais marsouins.

Ont franchi la porte dans la forêt
Les champignons vénéneux que l’on prend pour bonbon,
Les jolis chapeaux ronds des fourmis tourbillons,
Les vielles sorcières de balcon qui cherchent leur chaudron,
Les vieux dragons tout ronds, qui sautent jusqu’au plafond.

Ont franchi la porte dans la forêt,
 Les abeilles endormies qui mangent trop de miel,
Les papillons violets qui rasent les pâquerettes,
Les sauterelles toutes vertes qui courent sur le gazon,
Les arbres trop petits qui veulent voir l’horizon,
Les feuilles qui s’envolent quand le vent les racole,
Les bûcherons sauvages qui perdent leurs outils
Et s’en vont des campagnes couper les arbres en ville.

Ont franchi la porte dans la forêt,
Les belles tourterelles qui cherchent plus loin leur nid,
Les gros pigeons tout gris qui finiront rôtis,
Les lunettes de grand-père perdues dans la nuit,
Les allumettes éteintes qui ne veulent plus d’ennuis,
Toutes les sales petites bêtes qui vers l’homme, s’enfuient.

A franchi la porte dans la forêt, un soir de bel été,
Un amour évanoui tout près de s’échapper,
Une donzelle affamée qui lui courrait après
Et qui s’est épuisée à vouloir rattraper
Des lambeaux de souvenirs
Sans aucun avenir… 

dimanche 9 février 2014

Au carrefour...

Au carrefour de la chance, tout doucement j’entre en transe…
Au carrefour de la danse, tout simplement, je balance
D’un côté, puis d’un autre, les «on dit », les violences…
D’un côté, puis d’un autre, je fonce yeux fermés, dans la providence…

Au carrefour de l’enfance, je cours, je vole, jusqu’à l’errance…
Au carrefour des incohérences, je me casse la tête à outrance…
D’un côté, puis de l’autre, je cherche encore mon insouciance…
D’un côté, puis de l’autre, j’explose ma tête d’inconscience…

Au carrefour des apparences, je refuse d’être en résonnance…
Au carrefour des espérances, je clame jusqu’à notre innocence…
D’un côté, puis de l’autre, je m’autorise des défaillances…
D’un côté, puis de l’autre, je demande l’indulgence…

Au carrefour des confidences, je secoue toutes vos croyances…
Au carrefour des ignorances, je vous envoie mon exigence…
D’un côté, puis de l’autre, je raconte comme une romance…
D’un côté, puis de l’autre, j’arrive encore en avance…

Au carrefour de l’extravagance, je rédige une ordonnance…
Au carrefour de l’insolence, je voudrais rester votre prudence !
D’un côté, puis de l’autre, je vaque vers mes attirances…

D’un côté, puis de l’autre, je demande votre clémence… 

samedi 1 février 2014

TU ES OU ?

Comment tu vas faire pour gérer tout ce petit monde féminin qui du coup, gravite autour de toi ?

Comment tu vas faire pour démêler les problèmes que ne vont pas manquer de t’apporter toutes ces jambes à jupon dont tu veux tant connaitre les secrets… comment vas-tu faire pour ne pas sombrer dans la folie en donnant ton corps à droite et ton cœur à gauche ?… Comment t’y retrouver dans toutes ces couleurs qui rallument ta vie ? Comment te repérer dans ce nouveau monde qui autour de toi ne va pas manquer de bien t’empêtrer ?  Rien qu’au téléphone ça va être compliqué… un numéro peut en cacher un autre, comment reconnaître les appels entrants, les appels sortants sous des noms compliqués pour t’y retrouver ? Je te souhaite de ne pas trop te mélanger les pinceaux, de ne pas laisser ta langue se fourcher quand tu répondras à toutes ces beautés. De ne pas avoir le tournis quand tu en auras une dans ton lit et l’autre dans ton esprit… Comment ne pas te perdre dans ces nouveaux paramètres dont tu viens de  jalonner ta vie ? Je te souhaite de ne pas te tromper quand tu en tromperas une avec l’autre et de te rappeler laquelle est dans tes bras, laquelle est dans ton cœur, laquelle est dans ta vie, laquelle est entrain de criser parce que le facteur s’est lui aussi trompé d’adresse et que ton téléphone lui fait croire, à cette régulière que tu es dans l’épicerie dans face alors que très nettement, ce sont les voix de l’aéroport qu’elle entend dans le combiné… « Attention embarquement immédiat pour Nouméa, les passagers sont priés de se rendre à la porte G » et cette même femme d’un coup criera de tout son être tout au creux de ton oreille et t’arrachera ton dernier tympan : MAIS TU ES OU ?

samedi 25 janvier 2014

Avoir le bras long... pour le défi d'un samedi...

50 avant Jésus Chris, toute la Gaule est occupée par les romains… toute ? Non, un village peuplé d’irréductibles gaulois résiste encore et toujours à l’envahisseur.  Et personne à part le druide de ce village, ne connait le secret du chef de cette tribu… En effet, 80 avant JC, la femme de Grobrax, chef alors de ce village, donna naissance à deux enfants, de beaux jumeaux qu’on appela Abralonx et Abraracourcix .Le premier avait de longs bras qui n’en finissaient plus de grandir, et le deuxième était tout en muscles avec de gros bras très courts… Lorsque le problème de la succession se posa,   Panoramix, le sage druide du village proposa à Grobrax de tester ses deux enfants afin de donner le pouvoir à celui qui remportera l’épreuve suivante : faire le tour de la Gaule et ramener à sa cause le plus grand nombre de personnes influentes dans le pays. Les deux frères partirent chacun de leur côté, emmenant avec lui ses sympathisants. Abraracourcix, accompagné de ses deux compères, Obélix et Astérix partirent pour le sud et se perdirent en bagarres contre les romains, tapant sur tout ce qui bougeait. Le futur chef du village eut beaucoup de mal à rallier des Grands à sa cause, il faut dire que tous se méfiaient d’Obélix qui avait déjà tendance à envoyer son poing un peu trop fort sur les réfractaires. Abralonx, lui, poursuivit sa route et fort de son bagou, se retrouva très vite dans les cercles huppés de la bonne société de l’époque. Ainsi, Vercingétorix le convia rapidement à faire partie de sa cour et notre Abralonx trouva très vite une situation intéressante sur Lucrèce et ne revint jamais dans son village d’origine.  Du coup lorsque Abraracourcix revint bredouille de son périple, il fut nommé d’office chef de ce petit village des irréductibles gaulois dont l’histoire est arrivée jusqu’à nous… Cette épopée devint l’origine d’une expression bien connue de chez nous… Abralonx, ou avoir le bras long, signifiant avoir de grandes influences, du pouvoir. Souvent associé à cette autre expression : avoir les dents longues…

Vous en restez les bras ballants ? Pour moi, les bras m’en tombent et je vais de ce pas me jeter dans ceux de Morphée… je sais, je sais, je joue petit bras ! Mais mon bras droit m’appelle et je ne voudrais pas qu’il le fasse à tour de bras ! 

mercredi 22 janvier 2014

Une île

C’était un coup de poker,
Tant pis si c’était cher.
Juste envie de tenter
De sauter à deux pieds
Sur une île et se sauver
Le plus loin possible !

C’était un coup d’enfer,
Ça ne pouvait que  plaire.
C’était juste une question
De temps et de diversion,
La faille, il le savait
Serait s’il résistait…

C’était un coup du sort,
Ils n’avaient donc pas tord.
Il y croyait pourtant,
Refusait le néant,
Il y croyait encore
Il ne manquait qu’un effort…

C’était un coup foireux,
Il n’y a vu que du feu !
Les dés étaient jetés,
Il serait rejeté.
De sauter à deux pieds
Il n’avait plus l’envie.
La ville et ses alliés
N’étaient plus digne de lui…

Juste trouver une île
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