mardi 10 mars 2015

Aujourd'hui sentiment de déjà vécu

Trouver un centre d’intérêt à sa journée tous les jours tient d’un tour de passe -passe, particulièrement les jours de semaines où nous répétons tant de fois les mêmes gestes, où nous croisons les mêmes personnes, où nous avons les mêmes horaires, où la radio nous balance les mêmes chansons que la veille, où nous devons courir de la même façon pour ne pas arriver en retard et ne pas nous retrouver devant une grille fermée et déranger une maîtresse pour se faire ouvrir. Tout cela donne un sentiment de déjà vécu qui se dissipe heureusement au sourire de l’enfant qui se jette dans vos bras brusquement à votre arrivée pour un câlin tout doux. Alors vous souhaitez secrètement qu’on aimerait bien avoir ce sentiment de déjà vécu demain ! 


lundi 9 mars 2015

Aujourd'hui debout dans

Un lundi debout dans l’école des petits choux, cailloux, genoux où le soleil permet une récréation un peu rallongée pour l’enfant que je suis… et qui me fait courir…Miroir de la vie, innocence aussi, qui chante et m’enchante de son beau sourire. Debout, rien que pour lui, en ce beau lundi au soleil. Un lundi debout pour un après-midi coupé en deux par mes deux grands loustics, debout dans le cm1, puis debout dans le cm2… je dois réviser mes tables et revoir mes conjugaisons pour être crédible auprès de ces élèves qui ne savent même pas ce qu’est le pluriel. Le verbe d’une phrase ? Cheval ? Non ? Je chevale, tu chevales, nous chevalons ensemble pour essayer de monter d’un niveau ces lacunes de la langue française. Alors debout demain, on y revient.



dimanche 8 mars 2015

Aujourd'hui féminité

Redécouvrir la féminité de notre jardin après un bon nettoyage d’un presque printemps, ça c’est du bonheur ! Un dimanche ensoleillé qui permet même de manger sur la terrasse, moi j’adore. Ça nous recharge les batteries pour quelques paires de semaines. Les futures roses nous disent merci, les feuilles mortes vont au tapis, les oiseaux chantent, refond leur nid, seul un arbre a succombé au vent et va faire pleurer nos écureuils lorsqu’ils sortiront de leur torpeur : un amandier, leur garde manger se trouve à terre, déraciné, on se promet d’en replanter un dès que celui-ci sera débité. La journée de la femme est entrain de se déroulée sous le charme d’un ciel sans nuage et si c’était un bon présage pour toutes les nanas de la terre ? 


samedi 7 mars 2015

Aujourd’hui leçon à apprendre par cœur…



« Ne pas douter de nos capacités »… Pourtant on était mal parti avec notre camion remorque !  ! Un camion avec un grand porte à faux  dont le challenge était d’entrer à gauche sous un porche étroit dans une rue en montée pas vraiment large et jonchée à droite de voitures garées. Tout cela pour récupérer la voiture ancienne de mon papa et la ramener chez nous. Et bien c’était sans compter sur notre pouvoir de réflexion. Après quelques essais foireux, nous avons laissé le camion sur un parking un peu plus bas dans cette rue, et pour sortir cette vielle dame de la propriété de mes parents, nous l’avons tractée jusqu’au parking avec tout de même l’angoisse que les freins ne répondent pas très bien dans cette foutue descente… et quelques  quarts d’heure plus tard, nous reprenions la route pour  déposer  ce beau cabriolet de 1933 délicatement dans notre garage dans le but de lui redonner une  jeunesse dans les prochains mois. Ouf ! Mission accomplie ! je sais que papa sourit  là-haut !

vendredi 6 mars 2015

Aujoud'hui il faudrait réparer

Aujourd’hui, Ma fille est heureuse, elle a un nouveau cheval, après bien des peines et du chagrin : le mois dernier, elle a acheté une pouliche qui au bout de quelques jours a attrapé une colique, le vétérinaire n’a pas pu la sauver. Trois jours de pleurs, de questions, de tourments pour ma fille qui devait, en tant que nouveau propriétaire, prendre la décision de l’euthanasier. La propriétaire du centre qui lui avait vendu cet animal, touchée par la malchance de notre fille, lui a proposé dans un élan de bonté, de lui donner un autre poulain en échange, afin de lui éviter de perdre définitivement une grosse somme d’argent et de lui rendre le sourire et la confiance ! Aujourd’hui, le mal est réparé, une petite Elouna vient de rentrer dans la famille et j’espère juste que sa santé est meilleure que celle de sa sœur…

jeudi 5 mars 2015

aujourd'hui pensée parasite

Les 366 réels à prise rapide correspondent à un exercice d’écriture de Raymond Queneau tiré des Exercices de Style. Il s’agit d’écrire chaque jour un texte sur un thème proposé sous la forme “Aujourd’hui [quelque chose]“.
Les règles sont les suivantes : écrire sur le vif, ne pas écrire plus de 100 mots, rapporter des éléments réels de sa journée sans en inventer et sans se référer à un jour antérieur, suivre la thématique de la date correspondante. La liste des thèmes et le règlement sont ici 


Envie de jouer à ce jeu là... au moins quelques jours, je ne promets pas de le faire quotidiennement, mais ce sera une façon de me remettre à écrire... le plus difficile étant de n'écrire que 100 mots, là, pas certaine d'y arriver. Mais le principal étant de participer, je commence : 
5 mars 2015 : Aujourd'hui pensée parasite

Une que j’aurai bien aimée ne pas avoir : la découverte d’avoir perdu un chèque… ça arrive de temps en temps de ne plus savoir ce que l’on fait. Pour les tâches quotidiennes, je manque parfois de concentration. Cette découverte  me laisse énervée, contrariée et du coup, cette pensée parasite qui m’est venue dernièrement, je m’en serais bien passée. Bon, ce n’est pas la mer à boire, je vais éclaircir ce mystère et trouver ce qu’est devenu ce bout de papier qui devrait être sur mon compte bancaire au lieu de me donner tout ce fil à retordre pour renverser mes idées et m’obliger à triturer ma mémoire de poisson rouge afin de me rappeler où il se trouve. 

Moment du matin

Ah il m’a fait courir le coquin, ce matin j’ai même dû jouer au foot dans le froid d’un vent mordant qui  me sifflait tant dans les oreilles que j’arrivais à peine à l’entendre me crier « oh, lance plus doucement le ballon » Sacré gamin, du haut de ses 6 ans il me toise bien souvent, même si dans sa tête il ne dépasse guère trois ans. Excité comme une puce, impossible de se concentrer sur un jeu, pour le calmer je lui caresse la nuque, tout doucement, tout gentiment et quand enfin il se pose j’enlève ma main et la passe tendrement dans ses cheveux. Pour un sourire de cet enfant, je suis prête à tout et quand il me glisse malicieusement « encore des guillis », je souris intérieurement. Je suis heureuse de l’avoir apprivoisé, il est comme un petit écureuil sauvage qui me ferait sauter de branches en branches et qui accepterait, si je le suis, de  manger dans la main quelques graines, juste le temps de retomber dans son monde et de me voir à travers la brume de ces pensées incertaines.

C’est aussi çà le métier d’AVS !