mardi 16 décembre 2014

TOUJOURS

Prudence est au ralenti,
Prudence est dans sa folie,
Prudence ne se pose plus
Prudence ne se met plus à nu,
Prudence fuit devant l’arrêt
Prudence refuse de penser
Prudence se dit que ça ne valait
Pas la peine d’y arriver !
Prudence hiberne cet hiver
Prudence doucement disparait.
Prudence ne veut plus réfléchir
Prudence a presque envie de partir…
Mais prudence sait que le printemps
Ramènera son beau sourire,
Prudence sait que l’apparence
Ne dure que le temps d’un soupir…
Et ce soupir intense, intense
Prudence le lance sans impatience
Ses bases partis, ses bases détruites
Prudence doit tout vite reconstruire…
Prudence n’a pas besoin d’argent
Prudence a juste besoin de temps
Pour réapprendre une autre danse,
Une chorégraphie à cent ans
Qui l’emmène loin dedans
Les émotions de son enfance…
Prudence n’a plus de parents
Ils sont partis si loin, si loin
Prudence pourtant sent leur présence
Ils ne sont pas loin, vraiment pas loin…
Prudence ne fait plus de différence
Entre la distance de leur amour

Prudence croit tout simplement à Toujours !

samedi 25 octobre 2014

Comme chien et chat

C’est le p’tit bout de la queue du chat qui nous électrise
C’est le p’tit bout de la queue du chat qui passait par là…
Du coup j’ai arrêté ce sacré chat dans sa course
Pour lui demander of course
Ce qu’il pensait des humains
Lorsqu’il en croisait sur son chemin…

Des humains j’en vois plein
Des bons, des gros, des biens
Mais surtout des inhumains…
Des hommes j’en croise aussi
Des doux, des beaux et des gentils
Mais surtout des sous-hommes
Qui croient qu’ils sont des surhommes…. 

Ce chat passe alors son chemin
Traverse la rue un peu plus loin,
Miaulant qu’il n’y avait pas plus malin
Qu’un chat vivant son destin…

C’est le p’tit bout de la queue du chat qui nous électrise
C’est le p’tit bout de la queue du chat qui passait par là…
J’en ai vu un autre  passer dans le coin,
 Et je l’ai interpellé soudain
Pour l’interroger sur les terriens
Qu’il connaissait vraiment très bien….

Des terriens, j’en vois plein,
Des roses, des pâles et des malins
Mais ce je crains le plus et bien…
Il habite tout près d’ici c’est certain !
Ce que je crains le plus enfin
C’est la voisine, mais c’est  surtout son chien…
Des chiens, j’en vois plein
Des gros, des lourds, des pas très malins
Mais ce chien là,
c’est certain
Me fait courir comme un lapin

C’est le p’tit bout de la queue du chat qui nous électrise
C’est le p’tit bout la queue du chat qui passait par là…
J’en ai vu encore un
Je lui ai dit viens
Il m’a pris la main
Et m’a dit câlin
Nous c’est sur, c’est certain
Nous deux c’est pas pour rien..
On s’entend mieux
Qu’un chat avec un chien….

Depuis ce p’tit bout de la queue de mon chat
M’électrise quand il passe par chez moi…

Et voilà…

jeudi 16 octobre 2014

Une porte qui vole amasse des bosses (suite)


Suite du dernier épisode... si vous en étiez restés sur deux cervicales fissurées et des douleurs pénibles après la réception sournoise d'une porte sur la nuque... et bien après vérification au scanner dernièrement, nous sommes au regret de vous dire qu'il n'y a pas vraiment d'amélioration, et qu'il faut bien plus de temps pour que tout ça se remette... donc encore 5 semaines de repos au moins, avec trajet voiture au minimum et patience au maximum... du coup, pas de petite escapade à Port Camargue avec votre copine Emma comme prévu, pas de petit voyage sur Madrid avec votre petit mari comme souhaité... juste une belle maison, de la peinture à gogo pour meubler l'ennui, du travail photo et surtout ne pas retrouver vos 35 petits diables de l'école de St Marcel qui pourraient vous monter dessus et vous démonter un peu plus vos vertèbres... voilà, j'espère que vous n'êtes pas trop déçue de ce verdict mais seul le temps et la patience pourront de nouveau vous permettre de vous reconstruire... alors surtout ne pas prendre de risque !
Bon, pour vous redonner le sourire, vous pourrez enlever cette minerve qui vous énerve tant, de temps en temps, c'est à dire la nuit... mais promettez de ne pas bouger dans votre sommeil (facile) et le jour à la maison, lorsque vous aurez décidé de vous tenir tranquille. Bonne lecture, bonne sieste...heu marre de dormir,bonne journée remplie de visites de copines (bon elles ont d'autres choses à faire...),Bonne peinture, comme ces petites marguerites qui illustre nos propos,  bonne saison d'automne à regarder les feuilles descendre tranquillement des arbres pour venir se faire marcher dessus dans la cour, bon thé à 16 h devant le spectacle des écureuils du jardin qui se dépêchent de faire leur réserve et volent les amandes avant vous. Bonne reconstruction de vos vertèbres qu'il faut surtout ne pas bousculer et leur laisser le temps de refermer la plaie... et surtout bonne méditation sur la vie que vous avez eu la chance de garder et ça, ça n'a pas de prix... alors Merci la vie et  prochain scanner le 19 novembre pour la suite du feuilleton :
"Une porte qui vole amasse des bosses..."

dimanche 12 octobre 2014

Une lettre retrouvée

Une lettre inquiétante retrouvée dans les sous bois du parc du château. Posée à terre et retenue par un caillou à chaque angle du morceau de papier, Jules, le jardinier ne savait que penser des quelques lignes qu’il avait lues et relues sur ce parchemin…
« J’oublierai toutes tes calomnies si tu passes le reste de ta vie à me demander pardon »…
Se grattant le menton, Jules, amoureux de la nature depuis toujours et jardinier du jardin des fleurs, se demanda bien ce qu’avait voulu dire l’auteur de ces quelques mots. Se baissant une nouvelle fois, il relut  jusqu’à apprendre par cœur cette énigme et regardant dans toutes les directions pour être certain  de ne pas être épié, il ramassa cette feuille déjà ternie par la le temps et la pliant en quatre, il la glissa dans sa poche.
Depuis cet instant ce billet devint la source de tous ces soucis… Qui avait bien pu écrire cette missive et l’abandonner sciemment sous quatre gros cailloux pour être bien certain qu’il la trouverait et essayerai d'en comprendre le sens. De quelles calomnies parlait ce bout de papier ? A qui demander ce pardon qui ferait oublier ces horreurs ? Jules commençait à prendre le message très au sérieux et petit à petit il trouvait dans sa vie passée toutes les raisons qui auraient pu mener quelqu’un à lui écrire ces quelques mots. Il n’en dormit plus de la nuit, n’osant en parler à Ernestine qui sans doute, se  serait moquer de lui, il ressassa ces lignes encore et encore  et se mit à languir de trouver un autre message pouvant donner une explication à toutes les questions qui venaient obstruer sa raison. Il revit en pensée toutes les méchancetés qu’il avait pu dire, s’en inventa même parfois comme pour se persuader que ce texte lui était dédié. Il ne parlait plus à personne, devenait taciturne et même son travail commençait à lui peser. Ces belles fleurs n’avaient plus le même éclat à ses yeux, rien ne le détournait de ses questionnements et il finit par en tomber presque malade.
Quelques temps plus tard, alors qu’il traînait la savate et ne trouvait plus goût à rien, Ernestine vint le trouver :
 -  que se passe t-il Jules ? Tu ne manges presque plus, tu es triste depuis quelques temps, tu ne siffles plus quand tu travailles et je te trouve mauvaise mine…
Jules, assis sur le banc du jardin, les yeux dans le vague, sortit lentement le bout de papier de sa poche, et le tendit à son amie… Ernestine parcouru le texte des yeux, regarda de façon perplexe son Jules, se demandant quel rapport il y avait entre son état et ce papier chiffonné dont les phrases à peine lisibles la laissaient indifférente.
                -  Tu ne vas pas me dire que tu te rends malade pour ce bout de papier ?
                -  Mais tu ne comprends pas que j’ai fait du mal à quelqu’un et que je ne sais même pas à qui je dois demander pardon… ? S’écria alors Jules…
-  Mais mon Jules, tu as pris cette phrase pour toi ? Tu en as fait une affaire personnelle ? Pourquoi ? Qu’as-tu à te reprocher qui mérite que tu te maltraites ainsi ? Ce papier est tombé du livre de Monsieur le jeune comte, celui qui fait du théâtre et qui apprenait son texte dans le jardin l’autre jour… c’est une de ses répliques, je me souviens l’avoir entendu la déclamer sur tous les tons. Il l’avait même coincé sur le sol avec quelques cailloux et faisait les cents pas en la récitant  à tous les vents tout en tournant autour pour vérifier qu’il n’oubliait aucun mot.
Incrédule, Jules se releva, surpris, étonné, et se grattant la tête, il reprit
-  Tu es certaine de ce que tu dis Ernestine ? Parce que… je…. Enfin, j’ai cru que….
-  Mais qu’as-tu pu croire, mon pauvre Jules ? Tu n’as jamais fait de mal à une mouche… allons mon bon, remets toi et prends en compte cette expérience : quoi qu’il arrive, n’en fais jamais une affaire personnelle… deuxième accord toltèque dont tu as bien besoin que je te passe le livre…. Allez viens, je vais te parler des autres accords et tu vas voir comme ta vie va changer et s’embellir… et sur un doux sourire, elle emmena Jules boire un bon café qui redonnerait sans nulle doute des couleurs à son visage pâle. Voilà l’occasion de lui parler de ce Don Miguel Ruiz dont depuis plusieurs années, elle essayait d’appliquer ses théories.

samedi 27 septembre 2014

Porte qui vole amasse des bosses...

Être handicapée a au moins un avantage, particulièrement quand il fait beau, que le soleil brille au bord d'une piscine chaude et que la musique est douce à côté de moi : repos obligé et du coup apprécié…
N'empêche que pour le coup la fontaine de jouvence m’aurait bien rendu service. J’aurai bien besoin de son pouvoir,  pas beaucoup,  pas de quoi redevenir jeune et  belle,  ça, ce sera pour plus tard…  Non juste quelques gouttes afin de perdre, non pas quelques kilos mais quelques jours et revenir en arrière de deux ou trois pour éviter ce moment où je suis allée chercher ces foutues chaises au garage.
Des chaises qui n'ont même pas servi en plus, ou du moins juste à me faire tomber une porte sur la tête. Et oui, parfois les éléments sont contre vous et même les portes s'en mêlent. Ce n'est pourtant pas courant de recevoir un chambranle derrière la tête quand on vient innocemment chercher quelques fauteuils de jardin.
Cette porte ? cela doit bien faire plusieurs années qu'elle repose là contre l'encadrement sans n'avoir jamais menacé personne  et j’arrive pleine d'entrain, voulant aider à  l'installation de la fête de ce soir et la voilà qui se rebiffe de ne pas avoir été posée comme ses consœurs avec tout l’art du meilleur bricoleur.
Alors, lorsque je la pousse un peu de l'intérieur parce qu'il m'est impossible de passer avec mes trois chaises dans les bras, la voilà qui sort de ses gonds et profite de mon dos tourné pour me tomber dessus ! Je ne l'ai même pas entendu ricaner derrière dans mon dos avant de s’abattre sur le bas de mon crâne de toute sa hauteur.
C'est à genoux pourtant que je me retrouve, un gros bleu le prouve encore sur mon ménisque  droit. Mais que dire de la bosse qui pointe depuis au dessus de ma nuque ?  Un peu sonnée mais pas assez pour m'achever,  je me relève,  je vais tout de suite plaisanter de ma déconvenue : dis donc j'ai bien failli mourir !
Une radio et un scanner plus tard, je me retrouve coincée dans ce carcan de minerve qui fait rien qu’à m’énerver… vivement que le temps fasse son travail, parce que moi, du coup, je ne peux plus faire le mien pour quelques semaines…
Alors ces quelques gouttes de l’abbé soury, m’aurait peut-être permis de trouver une autre occupation que d'aller chercher des chaises dans ce foutu garage ! 
Et je serais de nouveau la B qui sourit… pour vous.


vendredi 18 juillet 2014

Week-end en famille


Près de 40 personnes depuis deux jours dans la maison... wahou ça décoiffe... les touts petits petits avec leur biberon, leur sieste et leurs cris, les plus petits avec les repas, les mamans qui gèrent ou ne gèrent pas, les petits qui courent partout, montent, descendent, vont chercher à l'étage ce que les parents ont oubliés, redescendent avec autre chose obligeant le père à monter, après que la mère se soit débattue  pour le lui faire comprendre... les moins petits qui veulent dormir sous la tente et doivent convaincre leurs parents, les presque grands qui veulent faire une cabane... AH, la cabane, moment de joie, et de partage avec les tontons qui trouvent les bons morceaux de bois, les bonnes branches, le bon coin. Le vieux canis qui pourrit dans un coin devient les murs de la future maison, trois arbres tiendront les traverses et voilà un toit presque étanche pour les petits bûcherons du jour. Il est trop fort ce tonton, crie Mathieu... il faut dire que ça fait dix fois depuis ce matin qu'il le tire par la main en le priant de tenir la promesse faite " c'est quand qu'on fait la cabane tonton ?". Alors tout fier, ces petits grands emmènent les mamans visiter et toutes de s'extasier sur cette belle réalisation.
Et puis c’est l’heure de l’apéro… ouf, on va pouvoir se poser, se raconter, se souvenir et prendre des fous rires lorsqu’un de mes frères nous sort la blague du jour. Un repas qui dure où l’on goûte ce que chacun à apporter, et un dessert au chocolat que l’on se dispute pour en avoir deux fois. Pendant ce temps, je joue la petite main, dans mon coin, à chaque passage par la cuisine, je range ceci, je lave cela, je passe l’éponge, puis ferme les yeux sur le fatras posé là et retourne m’asseoir pour reprendre au vol la conversation du moment. Les enfants profitent de ce moment de liberté pour jouer sur le tapis déroulé dans la cour, font du toboggan, se disputent les Barbies et râlent quand la sieste s’approche un peu trop. Enfin un peu de temps libre pour les mamans, les petits dorment, les plus grands se baignent sous le regard attentif des jeunes qui laissent ainsi aux parents un moment de répit. Petit tournois de ping-pong, je perds avec le sourire. Jeux de boule dans la cour, il faut faire attention de ne pas mélanger les enfants et les projectiles… et le projet de partir faire un tour au salon de la lavande sur les allées de la ville s’organise. Stop, la pluie nous arrête, seuls les garçons et les papas accompagnés de mon homme s’en vont visiter le musée de l’aviation du village d’à côté. Quelques jeux calmes débutent autour de la table, sous le haut vent, pendant que les coloriages s’étalent de plus en plus sous les crayons des plus jeunes dans la salle à manger. Heureusement la pluie ne dure pas trop, n’est pas trop forte et l’on peut de nouveau le soir profiter de la cour pour une dernière partie de boules. Une plus grande nous fait des cookies sous l’œil gourmand de ses cousines et tous se régalent de ces petits gâteaux au chocolat qui sortent tout juste du four. Impossible de les thésauriser, à peine sortis ils sont mangés.
Et le week-end se termine dans la joie, la bonne humeur. On se promet des SMS dès l’arrivée. Les derniers, ceux qui traînent un peu et n’arrivent pas à se décider à remonter dans leur chaude voiture pour deux heures trente de trajet,  partagent avec nous les restes des victuailles apportées par tous. Demain, on reprend le travail… le sourire aux lèvres avec une pensée pour maman qui était près de nous, accrochée à son nuage tout au long de ces trois jours.


vendredi 13 juin 2014

Petite Rose

Une rose a percé la pierre de la neige
Une rose a percé la pierre de l'hiver
Galopez dans le ciel, chevaux blancs des cortèges
Une rose a percé la pierre de la neige
Une Rose a éclot un matin, en hiver
Un sourire a traversé le blanc de la neige,
Chantez dans les champs, chassez les sortilèges
Une Rose est tombée dans les bras de sa mère.
Un ange accompagne cette petite boule de chair
Son ange la regarde atterrir sur la terre
Il marque ses lèvres d’un « chut »nécessaire
Pour que la petite Rose oublie tout le manège
De ses vies antérieures des derniers millénaires.
Une Rose a percé la pierre de la neige
Un bonheur a traversé une nouvelle grand-mère
Une Rose, un bébé, une larme au matin
Mes yeux noyés d’amour ont réchauffé la neige
Et notre Rose qui déjà, nous donne sa petite main….
A ma première petite fille prénommée Rose
 De sa Moona