samedi 31 août 2013

Couronné mot

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Juteusement sur le papier
Eclaboussé, il s’est jeté
Contre la feuille et tout trempé
Le mot aspirait à sécher…
Jalousement sur le carton
Il rêvait d’être polisson
Et joyeusement, s’est déclaré
Etre le maître des mots usés…
Cérémonieusement,
S’est fait couronné
Par des phrases entrecoupées
De tout plein d’onomatopées
Faisant : ho, ha, hé, t’es pas gêné ?
Le mot juteux a déclamé
Etre le roi des mots bafoués
Célestement a paradé
Au milieu des calembours interloqués
De pouvoir jouer sur les mots
Sans causer d’autres maux
Que le vacarme d’une feuille remplie
De lignes et de signes amis
Qui réunis, enfin se livrent
Afin d’écrire le plus beau livre…
Que même un enfant pourrait lire…

samedi 20 juillet 2013

Le jour où les poules auront des dents

Les plumes à thème N° 9 : Interdit
Mélangé au Défi du samedi 20 juillet 2013
Avec les mots : Liberté, sens, découverte, régime, déraison, pantois, hasardeux, obligation, privé, barrière, demeurer, tabou, aventure, rouge, honte, hallucinant, hangar.

Une drôle de  découverte m’avait laissée toute pantoise… j’avais simplement changé le régime de ma petite pensionnaire sans me rendre compte des conséquences que cela pouvait avoir.  En rupture de stock de grains de maïs concassés et de blé que j’avais l’habitude de servir à cette petite chérie, et dans l’obligation de la nourrir tout de même, je pris la liberté de me servir des croquettes qui traînaient dans le hangar depuis que le chien de ma tante était mort de honte, le jour où elle l’avait traité de bâtard.  Bref, sans souci de ma déraison, et tout en bravant l’interdit, je soulevai la barrière de cette immense remise pour y chercher l’aliment de chien qui y restait et je courus avec ce sac dans mon petit poulailler où ma Rosalie coulait des jours heureux et m’offrait tous les jours, le bon œuf de mes toasts du matin. Je versai cette nouvelle nourriture dans sa petite mangeoire et m’en retournais satisfaite d’avoir paré à l’urgence.  J’étais bien persuadée que cette nouvelle alimentation ne nuirait pas à la beauté de ce bel œuf qui faisait mon bonheur et je m’endormis du sommeil du juste qui avait bien fait son travail.
Et pourtant, il fallait être privé de sens pour ne pas avoir réfléchi aux résultats hasardeux que pouvaient avoir des croquettes pour chien dans le régime des poules…  Le lendemain, entendant ma Rosalie caqueter plus fort que d’habitude et soucieuse de récupérer mon repas matinal, je filai  vers sa demeure. Quelle ne fut pas ma surprise quand je découvris ce drôle de tableau vivant qui se tenait devant moi : Ma poule adorée couvait un adorable petit chiot à la place de l’œuf journalier. C’était littéralement hallucinant et je n’en croyais pas mes yeux. Rosalie encore rouge des efforts qu’elle avait du fournir pour sortir pareil morceau me regardait drôlement et devait se demander comment pareille aventure pouvait lui être arrivée… Comme quoi aucune idée ne devrait être taboue et celle qu’un chien pouvait naître d’une poule n’arriverait pas forcément le jour où les poules auront des dents…

 

mercredi 3 juillet 2013

Amitiés internationales

-          Courage ma fille, nous sommes bientôt au bout de nos peines, allez, tiens le coup, on arrive au bureau d’enregistrement… lui dit sa mère, alors qu’elles courraient toutes les deux dans les couloirs sans fin de l’aéroport de Schiphol à la recherche de ce foutu bureau. Il faut dire qu’elles venaient de faire douze heures d’avion entre le Honduras et Amsterdam, et que Marie, la plus jeune, avait très mal au ventre depuis qu’elle avait ingurgité le jus d’orange servi par la compagnie aérienne. Elizabeth, la maman, ne savait plus quoi faire pour la remettre sur pied et pas très à l’aise dans les aéroports, paniquait un peu à l’idée de ne pas trouver le bon bureau. Ayant  trois d’heures d’attente lors de cette escale,  elles arrivèrent très en avance sur l’horaire, et Liz, de son petit nom,  sortit du peu d’énergie qu’il lui restait son plus beau sourire à l’hôtesse derrière le comptoir et commença à baragouiner en anglais, tendant son billet et son passeport.
-          Vous n’êtes pas au bon endroit, madame, ici c’est la porte d’embarquement, il faut retourner sur vos pas…
Liz, déconfite, comprenant avec peine ce que disait cette blonde à l’accent incertain, fit une telle tête que l’hôtesse lui attrapa son billet électronique, regarda son passeport et lui dit que vue la distance à parcourir elles pouvaient s’enregistrer ici, et qu’elle les appellerait lors de l’embarquement. 
Liz souffla, et regardant l’air décomposé de sa fille, lui proposa d’aller se rafraichir aux toilettes, tout près d’ici.
Pendant ce temps, son regard circula sur les rangées de fauteuils déjà bien occupés, jusqu’à en repérer deux à côté l’un de l’autre. Elle alla s’assoir, et étendant ses jambes, elle ferma à demie les yeux pour se détendre un peu. Elles étaient parties faire une action humanitaire dans ce dangereux pays qu’est le Honduras et ces quinze jours sur place, bien que riches en rencontres, en découvertes et en émotions, les laissaient éreintées. Elles avaient hâte de rentrer chez elle où leur mari et père les attendait. Marie revint des sanitaires, plus blanche que jamais, chercha sa mère du regard et alla d’une traite se poser vers elle.
-          Vannée, je suis vannée… ça va toi ma p’tite mère ?
-          Oui, tout va bien, vivement la fin de ce voyage… il ne nous reste plus qu’à attendre l’embarquement.
Deux heures plus tard, l’oreille aux aguets, elles entendirent la voix de l’hôtesse annoncé l’embarquement pour Lyon, elles se levèrent alors et s’approchèrent de la porte. D’un geste précis, l’hôtesse leur fit signe de se mettre sur le côté et elles attendirent sagement qu’on leur dise d’y aller, ne comprenant pas vraiment la raison qui les empêchait de suivre le troupeau de touristes qui s’enfonçait dans le couloir pour rejoindre leur avion.  Il ne restait plus que six personnes à attendre, quand l’hôtesse leur expliqua dans un français très relatif, que l’avion avait été surbooké de 6 places, que 3 personnes seulement ne s’étaient pas présentées et que s’étant enregistrées au mauvais endroit, elles ne pouvaient prendre cet avion.
Gros moment de solitude pour la mère et la fille dont les informations arrivaient tout doucement dans leur cerveau et qui commençaient à comprendre qu’elles ne pourraient rentrer chez elle par ce vol. Ils étaient trois dans le même cas, puisque derrière elles un monsieur attendait et leur dit dans un français parfait, avec un accent de Strasbourg, que lui aussi  ne prendrait pas ce vol, et qu’il ne fallait pas qu’elles s’en fassent, tout allait bien se passer.

-          Quelle chance d’être avec un français, souffla-t-elle à sa fille dont la colère avait redonnée quelques couleurs à son teint. On va bien trouver une solution, reprit-elle assez peu sure d’elle mais faisant marcher son éternel optimisme. Elle entendit alors ce même homme parler à l’hôtesse qui s’avançait vers eux dans un pur hollandais et Liz ne put s’empêcher en se tournant vers lui de lui dire dans son plus joli sourire :
-          La providence nous offre un français qui parle apparemment couramment hollandais… quelle chance, c’est plutôt rare !
Et l’homme de rétorquer :
-          Je suis plutôt un hollandais partant couramment français, ce qui est déjà moins rare…enchanté, je me prénomme Herman et l’hôtesse vient de me dire que   la compagnie va nous dédommager de ce changement de programme et que nous allons pouvoir appeler gratuitement le numéro de notre choix pour prévenir quelqu’un et toucher la somme de 250 euros chacun pour combler ce préjudice…
Cette information redonna un peu plus de couleurs à Marie, et fit sourire sa mère qui reprenant de l’énergie fit agir son charme en acceptant la proposition de partager ces quelques heures d’attente avec leur compagnon de fortune.
Ils discutèrent à bâton rompu tout ce laps de temps, firent connaissance en refaisant le monde ou presque et lorsqu’ils s’aperçurent qu’aux prochaines vacances,  Herman et sa femme ne passaient pas loin du domicile de Liz et son mari, ce fut naturellement qu’ils s’échangèrent leur email avec la promesse de se retrouver quelques mois plus tard chez le couple français.

Ce fut le début d’une longue amitié internationale entre un couple français et un couple Hollandais… qui dure encore et encore…  Merci le surbooking…

lundi 24 juin 2013

Videur de Frigo


Un métier improbable : défi du samedi que je n'ai pas pu envoyer... dédicace pour mon frère Xavier qui m'en a soufflé l'idée... 

Le docteur Philippe DEFER, surnommé dans l’intimité, Phil, était un chasseur de grammes, entendez par là, qu’il avait étudié la diététique et qu’il était le meilleur dans sa profession pour vous faire perdre vos kilos en trop… Obsédé par la moindre rondeur, il était connu pour son professionnalisme et sa façon originale de vous couper l’appétit. Il avait dans ses habitudes de faire appel à un assistant dont le métier était : videur de frigo. En effet, lorsque qu’un client venait le voir afin de se faire aider pour retrouver une ligne de jeune premier, il avait droit à l’ordonnance complète et l’installation de cet assistant dans sa cuisine. Ce dernier arrivait avec sa valise et s’installait chez le client. Il apportait son lit de camp, et montait la garde devant le frigidaire du préposé à maigrir. A partir de ce moment, il était impossible au client de changer d’avis et ce dernier fondait à vue d’œil dès qu’il avait signé la convention très particulière avec le docteur DEFER.

Ce videur de frigo commençait son travail de façon très méthodique : il ouvrait le frigo et triait tous les ingrédients qui s’y trouvaient. Il mettait de côté tous les produits laitiers, d’autre part, les légumes, les pots de toutes sortes et commençait son travail de pesage. En effet, chaque produit était pesé et notre videur de frigo notait méticuleusement sur un listing le résultat trouvé sur sa balance.  Puis il notait son propre poids dans une colonne de ce récapitulatif et rangeait tout cela dans sa sacoche. Ce tableau lui permettrait par la suite de calculer ses honoraires et de présenter au propriétaire du frigo une note parfois très salée. Mais son travail ne s’arrêtait pas à ce scrupuleux tri, le videur de frigo, après s’être installé devant la table de la cuisine, une grande serviette autour du cou, se mettait à engloutir chaque ingrédient un à un en commençant par les produits salés, puis par les produits sucrés, sans oublier toutes les boissons quelles qu’elles soient, pour arroser ce repas. Repas parfois hétéroclite et pas vraiment diététique. Une fois le frigo vide, ce qui pouvait mettre plusieurs jours, notre videur s’essuyait la bouche et après un bon rot posait des scellés sur le frigo. Il se pesait alors une deuxième fois afin de vérifier qu’il avait bien tout avalé et pouvait faire la facture de sa prestation à ce pauvre client.  Ce dernier ne pouvait plus glisser quoi que ce soit dans son frigo et se trouvait obligé de faire un véritable jeûne qui l’amenait évidemment à perdre tous ses kilos superflus. Il n’avait plus alors, qu’à régler la note du videur qui repartait chez lui pour quelques jours de vacances afin de digérer sa belle profession … 

samedi 22 juin 2013

La grand-mère de Jade

Livre que j’ai adoré même si la fin est surprenante, voir décevante. Il faut donc très vite oublier l’épilogue pour laisser place à tous ces mots, toutes ces phrases qui ont câliné mon cœur tout au long de cette lecture. De mon crayon malhabile, j’ai rapidement recopié quelques lignes sur mon cahier dans l’idée de ne pas oublier ces petites phrases qui me parlaient si fort, mais lorsque je me suis vue entrain de recopier le livre presque entier, j’ai préféré me dire qu’il faudra que je relise ce livre plus tard, lorsque ses messages ne résonneront plus dans mon esprit.
Moment de choix quand l’auteur aborde la relation intergénérationnelle entre la grand-mère et sa petite fille. Ce temps qui passe à deux vitesses différentes et qui les font se rejoindre par la rencontre de l’autre, la découverte du secret de la mamie, ce temps qui coule dans les veines de chacune et leur permet de se connaitre autrement…
Moment savoureux sur le désir d’écrire un manuscrit, le plaisir et l’envie d’être lue, reconnue, éditée, devenir un écrivain à la hauteur du lecteur et le faire de façon lucide avec un regard bienveillant sur certaines de ses propres défaillances.
Moment d’extase lorsque l’amour arrive à ces deux êtres au même moment avec leurs décennies d’écart… l’amour n’a vraiment pas d’âge et se vit de tant de façons différentes !

Physiquement, passionnément, amoureusement pour cette jeune femme de 30 ans amoureux de cet indien rencontré dans le métro… Cérébralement,  modérément, pour cette mamie de 80 ans qui se prend d’amitié pour un vieil éditeur ! Mais pour toutes les deux un amour surprenant de force et d’émotions.  Ces Amours qui peuvent naître dans deux cœurs qui ne battent pas au même rythme et qui redonnent à chacune le gout de vivre, de légèreté et permettent de croire qu’en amour, tout est possible !

Poème du style d'André Breton

Dans le salon de madame des Ricochets
Les miroirs sont en grains de rosée pressés
La console est faite d’un bras dans du lierre
Et le tapis meurt comme les vagues.

Dans la cuisine de madame des Ricochets
La cafetière est couleur de la rage sauvage
La tasse fatiguée, n’est pas dans son assiette
Et le sucrier se poudre de sous-entendus.

Dans le couloir de madame des Ricochets
Le tableau de Magritte s’accroche aux yeux des visiteurs
Le perroquet en a par-dessus la tête de tous ces chapeaux
Et le chat, statufié, ne respire plus que d’une oreille.

Dans la véranda de madame des Ricochets
La grosse plante verte joue à saute mouton sur une treille
Le pouf éclate de rire des étincelles
Et la table s’agenouille en prière.

Dans le salon de madame des Ricochets
La pendule pousse les aiguilles hors du temps
La bouteille délivre des messages éthyliques

Et dans son coin, la desserte rigole en chantant : sois gai ! Ris donc ! 

dimanche 2 juin 2013

A qui la nuit blanche ?

Est-ce sa faute si ses yeux ne sont pas étanches quand elle dort ? Juste un rai de lumière et elle se réveille, ses yeux sont sensibles à la moindre petite clarté, alors que son conscient s’enfonce dans les abîmes du sommeil. Du coup, elle tourne, elle vire, elle finit même par souffler, et évidemment réveiller l’homme qui dort à ses côtés. Juste un petit faisceau et son conscient reprend le dessus… 
Voilà plusieurs années que ce problème se pose, que les volets se ferment presque automatiquement le soir, comme une cérémonie du coucher et qu’elle sourit à cette petite victoire d’imposer le noir complet à son conjoint depuis si longtemps.
Petite brouille conjugale et un jour le couperet tombe, le reproche jailli : l’homme dit supporter depuis la nuit des temps cet inconvénient et décide du jour au lendemain de clouer les volets ouverts contre le mur et de découper les rideaux en lambeaux pour qu’ils ne se referment plus sur la lumière du petit matin.
Gros coup de blues pour la belle : comment faire pour dormir dans la lumière… quand le jour se permet de pénétrer la pièce, le soleil de montrer sa présence, d’illuminer la chambre sans crier garde, de faire fuir l’obscurité au profit de cet éclat qui tombe jusque sur ses paupières. Devrait-elle ne plus dormir dans le même lit de cet homme ? Ne plus partager la même chambre ? Est-ce une raison valable pour faire chambre à part ?  
Quelques nuits d’essai pour plaire à son amour, la belle accepte de jouer le jeu, de dormir au jour la nuit… enfin de ne pas sauter du lit pour tirer les rideaux dès que la lueur apparaît, dès que la flamme de l’aube s’installe tranquillement dans l’appartement et se joue des paupières perméables de notre héroïne. Quand ce n’est pas la lune qui envoie son reflet jusque sur le visage de notre super nana.  Notre belle Héroïne n’est pas si fière que ça, l’épreuve est de moins en moins à sa portée. Le matin, les cernes lui caressent les joues, son teint blafard lui donne le cafard, et son humeur maussade l’apparente plus à une mégère non apprivoisée, qu’à la gentille épouse d'antan ! 
Ce que lui demande l’homme de sa vie est au dessus de ses forces, il va falloir trouver une solution pour reprendre le dessus de ces insomnies de peur de voir leur couple se déliter dans cette nouvelle configuration de leur tandem. Il est tant d’agir et de trouver LA solution qui va permettre un compromis pour résoudre cette question.
La discussion s’engage,  aucune des deux parties ne veut lâcher le morceau. Il faut dire que depuis que Monsieur se réveille au chant des rayons de soleil, son humeur est légère et sa mine réjouie. Plus question pour lui de revenir en arrière et d’ouvrir un  œil à n’importe quelle heure du jour et de la nuit et d’être persuadé qu’il vient juste de se coucher. Il se délecte dès l’aurore de la fraîcheur de cet étincellement et se rendort jusqu’à la minute qui précède le cri strident de son réveil matin : heureux, en forme pour une nouvelle journée. Le problème reste entier, la belle a bien essayer de planquer sa tête sous un oreiller sous peine d’étouffer, de serrer très fort cette fine peau qui recouvre ses globes oculaires, rien n’y fait, le sort s’acharne, la lumière transparaît et réveille la belle qui peine alors à retrouver son sommeil.

La solution est à mille lieu d'être trouvée et aucun compromis ne semble leur convenir, le couple s’enlise dans les discussions, puis hausse le ton tour à tour, se dispute carrément et chacun finit dans une chambre. Çà y est, le mal est fait, ils vont faire chambre à part, mais c’est sans compter sur leur amour trop fort l’un pour l’autre. Aucun ne peut se résoudre à laisser l’autre loin de lui, et ils se retrouvent tous deux au même instant, au milieu du couloir, se tombant dans les bras et revenant dans leur chambre nuptiale pour s’allonger sur le lit. Une petite surprise attend la belle : sur l’oreiller trône un drôle de morceau de tissus, comme un masque de Zorro, elle le prend, le retourne, le regarde, puis jette un œil vers son mari… Minaudant, elle ose alors dire : c’est pour moi ?  Puis  dans un sourire et sans attendre la réponse, elle le  pose directement sur ses yeux. Mais pourquoi n’y ont-ils pas pensé plus tôt ? Ils se couchent raccommodés par cette brillante idée et tous deux s’endorment du sommeil du juste l’une dans le noir de son voile et l’autre ravi de savoir que le blanc du jour viendra le tirer de sa torpeur à potron-minet et lui permettra de retomber directement dans les bras de Morphée jusqu'à l’heure d’émerger.